‹ La philosophie de Malebranche (volume 2)Chapitre 57 sur 117 · DBOXltMS PARTIE. — CHAPRRB I · texte numérisé non relu

DBOXltMS PARTIE. — CHAPRRB I

une Raison souyerainequi renferme toutes les idées des choses, ce n*est pas le moins du monde supposer une substance universelle dont les corps ne seraient que des modifications* L'étendue intelligible est Tarchétype des corps, et en ce sens elle est ce qui les constitue, elle est Tessence qui leur est commune à tous ; mais chaque corps est un éire^ une substance^ une réalité finie et créée ; et cela le distingue parfaitement de retendue intelligible, infinie et incréée ^

Malebranche a raison de dire que Mairan, avec Spinoza, confond Tessence et la substance. Mais la question est de savoir si lui-même a dans sa théorie, poussée jusqu'au bout, le moyen de justifier la distinction qu'il maintient énergiquemenl. L'idée ne suppose point un idéat : cela est expliqué fort nettement. Mais si l'idée est en Dieu la pensée de ce qui n'est pas, c'est que Dieu peut faire ce qui n'est pas, et si Dieu peut faire ce qui n'est pas, c'est que Dieu possède une perfection que ce qui n'est pas, exprimerait si Dieu le faisait être. L'idée préexiste à toute créature, mais l'idée suppose une réalité incréée qui est la substance divine elle-même. C'est ce que Malebranche établit partout; c'est ce qui lui fait dire que la substance divine est représentative des êtres matériels et participable par eux ; c'est ce qui lui fait soutenir que Dieu est étendu, non

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