Ibid.f p. 2i
cité de Dieu ^ Il a raison, c'est incompréhensible, et Malebranche le confesse. Mais il y a, comme dit Leibnitz, des choses incompréhensibles, < dont la vérité ne laisse pas de nous être connue, et que nous avons droit d'employer pour rendre raison d'autres qui en sont dépendantes. i> Nier cela, c'est renverser toute la métaphysique. Essayez donc de dire quelque chose de Dieu sans concevoir en lui une infinité de perfections se concihant avec la simplicité de son être. Et d'ailleurs « quelque chose d'approchant a lieu dans toutes les substances simples, où il y a lïne variété des affections dans l'unité de la substance^. >
Locke critique, non sans raison, l'opinion de Malebranche sur la connaissance de l'âme, et il prétend que nous avons de l'esprit une idée aussi claire que des corps '^ Mais ne dit-il pas que nous n'avons de la substance qu'une idée vague et obscure*? N'explique-t-il pas la notion d'existence et la notion d'unité, en homme qui n'a aucune conception claire et distincte du sujet qui pense ^? Ne dit-il pas que « nous ignorons en quoi consiste la pensée, et à quelle espèce de substance l'Être tout-puissant a trouvé à propos d'accorder cette