‹ La philosophie de Malebranche (volume 3)Chapitre 3 sur 98 · Voir, dans notre premier volume, le chapitre m, p · texte numérisé non relu

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triompher d'une apparente contradiction. Est-il plus juste quand il reproche à Malebranche de varier sur les choses que nous voyons en Dieu *? Nous voyons en Dieu toutes choses, voilà ce qui est proclamé avec beaucoup de magnificence et de fracas; puis il arrive que ce qui se voit en Dieu se réduit à fort peu de chose, et alors à quoi bon cette belle formule qui faisait tant d'effet? Il semble bien que Malebranche se contredise. Et cependant ici encore il suffit d'uQ peu de réflexion pour dissiper tout malentendu. On voit toutes choses en Dieu, oui, toutes choses, mais celles-là seulement qui se voient : or, il y en a qui se sentent ou qui ne sont connues que par conjecture. C'est mal raisonner que de les opposer à Malebranche. Il prétend que tout ce qui est vu par Tesprit, c'est-à-dire vraiment connu, clairement connu, se voit en Dieu : c'est ce qu'il veut direct c'est ce qu'il dit. Je sais bien que les vérités éternelles elles-mêmes semblent n'être pas vues en Dieu si l'on prend à la lettre un passage du troisième livre de la Recherche : mais Malebranche n'ajoute-t-il pas aussitôt que ce qu'on voit, ce sont les idées de ces vérités? Et alors pourquoi lui chercher querelle? Je sais encore que tantôt il déclare que les rapports intelligibles des choses ou des idées entre elles ne sont rien de réel, et tantôt il affirme le contraire : mais n'est-ce point que dans le pre-

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