‹ La philosophie de Malebranche (volume 3)Chapitre 68 sur 98 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

prit en présence de la réalité a la faculté de la sentir, de la saisir, de recevoir l'impression qu'elle fait sur lui; c'est là qu'il trouve l'origine et le fondement de la certitude. Et c'est pour cela qu'il veut que la philosophie commence par recueillir les données de cette foi naturelle sans les contester. La philosophie, telle qu'il l'entend, c'est le sens commun développé, expliqué, justifié. Voilà bien la méthode expérimentale et psychologique, largement comprise et sagement pratiquée.

Je me sens moi-même, je sens mon corps, je sens la cause qui me fait être. Les trois sentiments ou sens sont contemporains. Le sentiment de ma propre existence ou sens intime ne va point sans le sentiment de la coexistence ou sens vital (comme nous dirions maintenant), et sans le sentiment de l'existence divine ou sens divin. «Il faut quelque adresse pour démêler le sens de la coexistence * ; i> mais si les philosophes n'en parlent pas, il n'en est pas moins réel : « c'est lui qui me rend mon corps toujours présent, il me le fait distinguer de tout autre corps, il le rend partie de mon être, et cette perception complète ma personne, elle fait qqe mon corps entre dans ce que j'appelle moi^.p Le sentiment de l'existence divine n'est pas non plus toujours bien démêlé, mais il est également très-

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