Témoignage du sens intime^ 1. 1, p
se regarder en dedans*,» que Ton doit t traiter la métaphysique comme la physique, p et que la métaphysique est en effet « l'histoire naturelle de l'esprit humain^. p cLa vraie philosophie, dit-il encore, ne cherche pas ce qui peut être, mais ce qui est^.p Aussi n'élève-t-elle pas tout d'abord de doutes chimériques sur l'existence des choses pour s'épuiser ensuite à les démontrer, t Le bon sens nous dit qu'il est inutile de nous fatiguer à discuter scrupuleusement des choses dont nous sentons que nous serons constamment persuadés, quel que soit lé succès de notre examen, comme il nous dit qu'il y a de la folie à nous raidir contre l'évidence*. p Que faut-il donc faire? renoncer à démontrer ce qui se sent, et admettre, «qu'il y a des vérités certaines qu'on ne peut déduire d'aucune démonstration, qui contribuent autant au fond de notre raison que les vérités dans l'ordre des abstractions, et qu'on peut appeler la foi naturelle*^.» Ainsi l'abbé de Lignac distingue très-bien entre ce que j'appellerais les données concrètes et primitives de la connaissance, d'une part, et les notions abstraites et ultérieures, d'autre part. Il voit que l'esprit débute par le concret, par le réel, et il comprend que Tes-