‹ La philosophie de Malebranche (volume 3)Chapitre 7 sur 98 · Amanid le reconnaît au commencemeut du chapitre xii · texte numérisé non relu

Amanid le reconnaît au commencemeut du chapitre xii

2. Des vraies et des fausses idées ^ ch, xr. Voir aussi ch. i.

mal fondée de vouloir qu'un corps, comme corps, ne soit pas un objet proportionné à l'âme pour ce qui est d'en être connu*. > Mais Àrnauld ne s'en tient pas là. Il examine de près le moyen que Malebranche imagine pour expliquer la connaissance des corps, et il en fait ressortir toutes les difficultés. Il montre l'étendue intelligible se substituant aux idées particulières des choses que Malebranche semblait d'abord admettre ^, et nous avons nous-mème

signalé ce singulier progrès de la pensée de notre philosophe et le conflit inaperçu mais réel entre deux tendances contraires qui la partagent. Arnauld oppose l'une à l'autre ces deux théories des idées que Malebranche prétend identifier. Il a ici tous les avantages. Et quand il poursuit de ses arguments et de ses sarcasmes cette étendue intelligible « si inintelligible, > quand il la montre impuissante à expliquer la connaissance des corps^; quand, allant plus loin encore, il pousse la théorie dans ses dernières conséquences et nous fait voir le panthéisme comme l'abîme où elle aboutit*, nous applaudissons de bon cœur à cette revanche du sens commun contre l'esprit de système et la chimère. Bien qu'il y ait, même dans cette obscure théorie de

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