Jbid.f I, préilBice
4. Ibid.^ II, avis au P. Malebranche. D'ailleurs cetle accusation revient presque à chaque page.
5. Ibid.y I, avant-propos. 11 s'agit des Médilalions chrétiennes.
6. 11 ne faut pas, selon Amauld, faire notre raison juge de la sagesse divine. Car alors o chaque métaphysicien se mêlerait do réformer la conduite de Dieu sur ses méditations. Dès qu'une cerlainc conduite lui paraîtrait plus digne de la sagesse inflnie, il afOrmerail hardiment qu'il est nécessaire que ce soit celle-là que Dieu ail suivie. ■
Créateur, comme s'il était admis dans ces conseils où nul homme ne saurait pénétrer *. « Quelle étrange présomption de prendre notre ignorance pour la règle de la conduite de Dieu en nous imaginant qu'il n'a d'autres desseins eu ce qu'il fait que ceux que nous connaissons^! » Quelle folie de vouloir ^uger de l'œuvre de Dieu, de prétendre y découvrir <lcs irrégularités et des désordres, et de venir expliquer ces défauts prétendus par une espèce de néces- -sité! « Ne vaudrait-il pas bien mieux dire que l'on ne sait pourquoi Dieu fait les monstres, par exemple, <}ue de douter qu'il ne les fasse très- volontairement ^t très-librement, et qu'ils ne soient, comme tous ses autres ouvrages, des effets de sa sagesse aussi bien que de sa puissance^? > Mais voici le cotnble <!e cet orgueil insensé : le P. Malebranche prétend <l'une part rendre Dieu aimable en faisant mieux comprendre aux hommes la sagesse de la conduite -divine; il déclare d'autre part que Dieu a voulu se rendre aimable en donnant une fausse idée de ce qu'il est. Ainsi a Dieu et le P. Malebranche ayant le môme dessein, ont pris des routes opposées pour j parvenir : Dieu laissant croire qu'il agit suivant des volontés particulières et donnant ainsi une
1. « Quel homme peut savoir le conseil de Dieu, et qui peut concevoir ce que Dieu veut? » Sag,^ ch, ix, 13. — a Où étiez- vous, quand je jetais les fondements do la terre? Dites-le-moi, si vous -avez de TinteUigence. » Livre de Job, ch. xxxviir, 4.
*Z. Ré/lex, philos, elthéoLj I, ch. ii, 3.