‹ La philosophie de Malebranche (volume 4)Chapitre 18 sur 93 · Ibid,, I, ch. H · texte numérisé non relu

Ibid,, I, ch. H

grande idée de sa bonté ; >le P, Malebranche montrant qu'une conduite générale est bien plus digne de Dieu, et que le meilleur moyen de l'aimer comme il faut, c'est de le connaître tel qu'il est ^

Voilà donc à quels excès on est entraîné, selon Arnauld, quand on pense avoir, par la raison,, commerce avec Dieu même. Et ces hautes prétentions n'empêchent pas le méditatif d'être asservi < aux préjugés de l'enfance-. > Lorsqu'il soutient^ par exemple, < qu'il vaut mieux faire un monde: avec des défauts visibles par des voies plus simples^ que d'en faire un sans défaut par des voies plus^ composées, » il parle < comme si c'était un embarras pour Dieu d'avoir plusieurs desseins*^. > Quand il donne à Dieu « le nom éblouissant de cause universelle, > il semble le prendre « dans une signification basse et proportionnée à la faiblesse humaine, i> comme si Dieu ne pouvait sans fatigue « vouloir chaque effet en particulier positivement et directement*. > Il se flatte de ne consulter et de ne suivra que l'idée vaste et immense de l'Être infiniment parfaits et il paraît oublier que « rien n'est pénible à Dieu et que Dieu fait tout avec une facilitétoute-puissante ^. > Il se pique de s'élever bien au-^

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