‹ La philosophie de Malebranche (volume 4)Chapitre 64 sur 93 · Md., part, vi, ch. m · texte numérisé non relu

Md., part, vi, ch. m

6. Parmi ios noini)reux ouvrages que Gerdil a composés pour défendre les principes de la morale, il faut particulièrement citer celui-ci,

Il montre qu'il y a entre le bien et le mal une distinction essentielle, que tout homme discerne natu- * Tellement le juste et Tinjuste, que chez les sauvages mêmes la loi morale, souvent violée ou mal comprise, n'est pourtant ni ignorée, ni toujours méprisée; enfin, que l'ordre éternel est la forme immuable de l'honnête, la règle universelle des intelligences, la loi naturelle promulguée dans toute conscience d'homme, et que ne point le reconnaître ou soutenir des systèmes qui en rendent inexplicable la notion, c'est ôter à la morale son véritable fondement.

La philosophie sensualiste confond le beau avec l'agréable : Gerdil réclame contre cette confusion, et c'est dans l'ordre même qu'il va chercher le principe de la notion du beau aussi bien que celui de la notion du juste et de l'honnête ^

Au xviii* siècle on fait des systèmes de politique ou d'éducation : Gerdil examine ces théories avec soin*, et y combat la philosophie sensualiste toutes les fois qu'elle s'y montre.

Enfin, au temps de Gerdil, on attaque souvent la

écrit en italien : je transcris le titre tout entier, il est significatif: Délia origine del senso morale^ ossa demostrazione che vi ha nell* uomo un naturale criterio di approvazione e di biasimo, riguardante Tintrinseca morale differenza del giusto e dell* ingiusto : il quale unitamente alla nozioue deir Ordlne e del Bello nasce dalla /kcoltà che ha Tuomo di conoscere il vero,

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