‹ La philosophie de Malebranche (volume 4)Chapitre 65 sur 93 · Ouvrage cité ci-dessus. Voir aussi le Mémoire sur Vordre · texte numérisé non relu

Ouvrage cité ci-dessus. Voir aussi le Mémoire sur Vordre

l. Voir, par exemple, VÀrUi-Émile ou Réflexions sur la théorie et lapraiigue de Pédueati^.

foi, OU on ne lui rend que d'hypocrites hommages : il s^attache à montrer que si elle est mystérieuse, elle n'est point absurde, et qu'une raison sévère, mais droite, ne peut rien trouver de solide à opposer à la révélation *.

Dans cette grande entreprise, inspirée par une pensée unique, dans cette guerre contre l'incrédulité sous toutes les formes, Gerdil, désireux de restaurer à la fois dans les esprits la religion et la vraie philosophie, a pour principes les principes mêmes de la métaphysique de Malebranche ; et il reproduit les théories et emprunte, en plusieurs endroits, jusqu'aux expressions de ce maître si sincèrement admiré et aimé. « Les corps n'ont aucune action réelle sur l'esprit; les idées ne sont point des modalités de l'âme, et ne sont rien de créé.... Dieu seul, ayant la plénitude de l'être, peut contenir la réalité de tous les genres, et en être la cause exemplaire non moins qu'efficiente.... La substance de Dieu est seule essentiellement intelligible^. Les idées sont la substance même de Dieu, en tant que représentative des êtres créés ^. L'être infini et sans restriction doit contenir la réalité ou la perfection qui se trouve dans tous les êtres particuliers, mais sans défaut et

1. Défense de Malebranche , dissert, prôlim. déjà citée, et Iniroduzione aile studio deUareligione, Turin, 1755.

2. Défense du sentiment de Malebranche j part, i, ch. m, 4, 8, 10.

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