‹ La philosophie de Malebranche (volume 4)Chapitre 67 sur 93 · Ibid.j part, vi, ch. i · texte numérisé non relu

Ibid.j part, vi, ch. i

action immédiate de la part de Dieu, et une passion immédiate de la part de l'âme : action par le moyen de laquelle Dieu manifeste à Tâme son essence, en tant que représentative des autres êtres; passion par le moyen de laquelle l'âme reçoit et connaît les objets immédiats et intelligibles que Dieu lui re-» présente K 9 a Cette présence de Dieu dans l'âme ne peut être que l'action par laquelle Dieu agit sur l'âme comme cause exemplaire ou représentative des différents êtres, et cause en elle une passion, laquelle est la perception de l'essence de Dieu, en tant que représentative de tel ou tel être ^. >

Ainsi, entre Gerdil et Malebranche il n'y a point de dissentiment. Même goût pour les mathématiques, même foi et même piété, même doctrine métaphysique, voilà ce que nous trouvons chez le maître et chez son disciple italien. Seules, la curiosité pour les sciences sociales et la préoccupation de combattre sans cesse le matérialisme et l'athéisme, trahissent chez Gerdil l'homme du xviii® siècle.

Cependant, si je lis avec attention l'avertissement placé en tête de l'édition de 1787 de la De/ense^ je suis frappé du soin avec lequel notre fervent Malebranchiste écarte toute interprétation fâcheuse des doctrines qu'il soutient ^. Il publie une seconde fois

Page 1