‹ La philosophie de Malebranche (volume 4)Chapitre 66 sur 93 · Ibid.f part, lu, cb. iii · texte numérisé non relu

Ibid.f part, lu, cb. iii

sans altérer sa simplicité. Les choses matérielles sont en Dieu, puisque leurs idées archétypes qui en contiennent toute la réalité et la perfection sont en Dieu, et ces idées ne sont point différentes en Dieu, parce que la substance de Dieu et de l'être sans restriction, quoique très-simple en elle-même, contient tous les degrés d'être qui constituent l'essence de toutes les créatures possibles, et en conséquence peut les représenter * . >

Il est inutile de multiplier les citations. L'étendue intelligible, la vision en Dieu, les causes occasionnelles, les lois générales de l'union de l'âme et du corps: tout cela se retrouve dans le cardinal Gerdil. Je remarque qu'en exposant la théorie de la connaissance, il ne se sert pas volontiers des mots voir et vlsiorij qu'il critique même l'emploi que Malebranche a fait de ces expressions en certains endroits ^, et que dans l'illumination de l'âme par la Raison souveraine il se plaît surtout à montrer l'action de Dieu. Mais, si c'est s'éloigner un peu de Malebranche que de redouter une métaphore dont il a tant usé, c'est très-certainement entrer dans sa pensée et parler encore comme lui, que de montrer que Dieu uni à l'âme et éclairant l'âme, c'est Dieu agissant dans l'âme. Qu'on en juge par ces passages : € L'union entre Dieu et l'âme consiste en une

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