‹ La philosophie de Malebranche (volume 4)Chapitre 9 sur 93 · Arnanid le reconnaît au commencement du chapitre xii · texte numérisé non relu

Arnanid le reconnaît au commencement du chapitre xii

2. Des vraies et des (misses idées j ch, xt. Voir aussi ch. i.

mal fondée de vouloir qu'un corps, comme corps, ne soit pas un objet proportionné à l'âme pour ce qui est d'en être connu*. » Mais Arnauld ne s'en tient pas là. Il examine de près le moyen que Maiebranche imagine pour expliquer la connaissance des corps, et il en fait ressortir toutes les difficultés. Il montre l'étendue intelligible se substituant aux idées particulières des choses que Malebranche semblait d'abord admettre ^, et nous avons nous-même signalé ce singulier progrès de la pensée de notre philosophe et le conflit inaperçu mais réel entre deux tendances contraires qui la partagent. Arnauld oppose Tune à l'autre ces deux théories des idées que Malebranche prétend identifier. Il a ici tous les avantages. Et quand il poursuit de ses arguments et de ses sarcasmes cette étendue intelligible « si inintelligible, » quand il la montre impuissante à expliquer la connaissance des corps^; quand,, allant plus loin encore, il pousse la théorie dans ses dernières conséquences et nous fait voir le panthéisme comme l'abîme où elle aboutit*, nous applaudissons de bon cœur à cette revanc|ie du sens commun contre l'esprit de système et la chimère. Bien qu'il y ait, même dans cette obscure théorie de

i. Des vraies et des fausses idées ^ ch. x.

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