De ordiney lib. II, cap
' 6. DeutUit. credendij cap. 15.
7. De civiL Dei, lib. VIII, cap. 3 et 4. — « Noli putare te ipsam esselucem. » In Psalm, 25.
peut trouver le point d'appui de la raison, ratioci" iiandi Jiduciam ^
Est-ce à dire pour cela que nous voyons Dieu de cette vue pleine qui, embrassant l'objet tout entier, en suit tous les contours, en atteint les dernières limites, en sonde toutes les profondeurs? Non, nous ne voyons point Dieu de la sorte: car voir ainsi c'est comprendre, et nulle créature ne comprend Dieu ^. Le voyons-nous du moins de cette autre vue qui, sans pénétrer l'objet de part en part, le saisit néanmoins dans une vive clarté et le possède pour ainsi dire tel qu'il est? Non, ce n'est pas encore une pareille vision que nous avons de Dieu en ce monde : connaître de cette manière-là, c'est atteindre du regard la chose connue ellemême, la considérer dans une lumière pleine et sans ombre, l'envisager à découvert, et c'est là la connaissance surnaturelle réservée à l'âme fidèle dans l'autre vie où Dieu se montrera à elle dans son essence même ^. Ici- bas nous n'avons de sa présence intime qu'un sentiment tel quel, uneobs-