‹ La philosophie de MalebrancheChapitre 136 sur 237 · Eniret, mélaph' yiîj · texte numérisé non relu

Eniret, mélaph' yiîj

vienne alors et déclare que Thomme ne peut pas être à lui-même sa lumière : en quoi ce principe sera-t-il contraire à l'expérience? Enfin nos volontés mêmes ne nous appartiennent pas absolument, et ici encore le sentiment ne nous empêche point de reconnaître notre faiblesse et notre impuissance; car ici, comme jpartout, le sentiment n'atteste que des faits ; il n'explique rien, il ne saisit nulle part de liaison nécessaire, d'efficace propre à la créature, il ne nous révèle aucune cause ni en dehors de nous, ni en nous; et la raison, qui seule peut se prononcer là-dessus, démontrant par des principes clairs que Dieu seul peut être cause véritable, il faut bien proclamer l'impuissance essentielle de tous les êtres créés, et avouer que toutes les apparentes difficultés soulevées contre cette vérité sont des fantômes forgés par l'imagination que les passions égarent et que l'orgueil séduit.

Ainsi, en toutes choses, si l'on veut avoir l'explication vraie, il faut remonter à la cause générale. Ces grands mots de forces, de facultés, de vertus, n'expliquent rien. C'est Dieu qui agit : il faut le reconnaître et le dire. « Dieu ne demeure pas les bras croisés ^ » « C'est Dieu, et Dieu seul, qmfaitei qui règle tout ^. » On parle sans cesse des forces de la nature et des lois de la nature ; mais qu'est-ce que

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