‹ La philosophie de MalebrancheChapitre 138 sur 237 · Rech. de la vér,, liv. VI, part, ii, ch. m · texte numérisé non relu

Rech. de la vér,, liv. VI, part, ii, ch. m

voir les choses telles qu'elles sont et les dire telles qu'on les voit, il faut reconnaître que la volonté divine est la cause efficiente et la cause finale de toutes choses, il faut répéter ces mots très-simples et trèsclairs où la philosophie se résume : Dieu fait tout et règle tout. Que sont les êtres? Des substances dépourvues de toute efficace, sans cesse créées» sans cesse faites ; leur fond, c'est Dieu, Dieu qui les fait être, -qui les fait agir, qui agit en elles. Que sont les lois? La manière sage et constante dont Dieu fait toutes choses, c'est-à-dire Dieu même, agissant selon ce qu'il est, sagement, en Dieu. Voilà donc toutes les vaines abstractions chassées de la science, et toutes les prétendues substances bannies du monde. Malebranche se plaît à répéter sous toutes les formes cette « vérité » dont il veut se pénétrer luimême et remplir les autres. Tantôt il se raille de cette € misérable j> philosophie ^ païenne , trop chère aux chrétiens, qui, prêtant aux corps une prétendue puissance, les humanise, que dis-je, les divinise. « Ariste, vous faites un homme de votre fauteuil! ^ » Et ailleurs : « Défais-toi entièrement de ce faux principe; ou ajoute aux fausses conséquences que tu en tires que les poireaux, les oignons et les choux sont ton bien. Manges-tu du pain, des confitures, des perdrix, sans plaisir? Mais

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