‹ La philosophie de MalebrancheChapitre 139 sur 237 · Entret* métaph, vii · texte numérisé non relu

Entret* métaph, vii

ce plaisir actuel rend actuellement heureux; regarde donc ces vains objets comme les véritables

causes de ton bonheur ^ » Tantôt il gémit sur la

folie des hommes qui, recevant tout de Dieu, n'ont de curiosité que pour les choses vaines, et ne pensent pas à la main qui leur fait tant de bien. « Malheur aux insensés qui recherchent la perfection de leur être dans ce qui est au-dessous d'eux, la lumière de leur esprit dans les objets visibles, la cause de leur félicité dans les corps, le mouvement et la vie dans des créatures mortes et incapables d'aucune action ! Malheur encore aux superbes qui se contentent d'eux-mêmes, qui pensent pouvoir se rendre sages et heureux par leurs propres forces, et qui s'imaginent produire en eux-mêmes les plaisirs dont ils jouissent à l'occasion des corps, et les idées qui les éclairent à la présence dés objets ou selon les différents désirs que la curiosité excite en eux! ^ > Et lui-même s'apercevantque, « conduit et séduit par les sens, » il a trop souvent partagé l'erreur commune, il se reproche amèrement sa « stupidité; » ou, se plaignant de sa faiblesse, il s'écrie : € 0 mon unique maître, je sens encore que j'ai de l'attachement pour ces objets que vôtres lumière me fait mépriser ; je sens que je les aime.,,. ^. Seigneur,

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