‹ La philosophie de MalebrancheChapitre 181 sur 237 · EnireL sur la mort, i, p · texte numérisé non relu

EnireL sur la mort, i, p

S, Voir dans la Rech, de la vér. le ch. u du liv. IV, § 4. a II n'y a point de loi dans la nature pour Tanéantissement d'aucun ôtre^ parce que le néant n*a rien de beau ni rien de bon, et que Tauteur de la

LE MONDE, OtJYRAGE DE DIEU. 441

elle ne subsistera pâs sâns continuer à connaître et à éprouver certaines modifications. «Dieu ne conserve pas éternellement des substances pour n'en rien faire. Dieu n'emploie sa puissance que pour honorer sa sagesse. Qu'il laisse donc l'âme tomber dans le néant, si à la mort il est résolu de n'en jplus rien faire ^ t Mais non, les âmes ne perdent pas avec le corps leurs facultés. Elles ont au contraire des connaissances plus claires, des sentiments plus doux, des modifications plus parfaites. Car enfin, lorsque la matière devient corps humain, elle est élevée à la plus haute perfection dont elle soit capable, et l'on comprend qu'à la mort, les corps, séparés des âmes, perdent leur beauté. Mais une âme dépendante d'un corps est dégradée de sa dignité, et dès lors on ne voit pas pourquoi, recouvrant à la mort leur liberté, les âmes se trouveraient dépouillées de leurs facultés ^. Inséparables d'elles-mêmes^, unies à la substance divine, pouvant être touchées par Dieu immédiatement ou au moyen d'autres causes occasionnelles que celles dont Dieu se sert ici-bas, elles ne perdent point la sensibilité parce qu'elles sont séparées du corps. Elles ne de-

nature aime son ouvrage. Les corps peuvent donc changer^ mais ils ne peuvent pas périr. » Et au ch. vu de la n« part, du liv. VI : a II n'est môme pas concevable qu'aucune substance puisse devenir rien. »

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