MédiU chréLf zi
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il récompense en Dieu, il punit en Dieu. II est bon aux bons et infiniment bon ; il est bon aux méchants qui peuvent devenir bons : mais il est juste, et s'il est permis de le dire, infiniment méchant aux mé* chants ^ Il n'a pas fait ni dû faire ses créatures pour les anéantir : leur sort doit être éternel. Il les a faites pour lui, et il faut une durée infinie à un esprit fini pour posséder l'infini et pour en jouir. Où est donc rinjustice de menacer les hommes d'une peine éternelle, puisqu'on leur promet en même temps un bonheur non-seulement éternel quant à la durée, mais infini quant à son objet*?
Voilà donc la destinée de l'homme : jouir dans la possession du vrai bien d'un bonheur mérité ; et s'il s'en prive volontairement, souffrir un châtiment mérité. Et comme Dieu, seule vraie cause, est le seul qui puisse éclairer, toucher, réjouir, ou affliger, c'est sa substance toute lumineuse, principe d'une inépuisable félicité pour les bons, qui devient pour les démons et les damnés brûlante et affligeante : en sorte que toutes les créatures étant inséparables de leur Créateur, c'est encore par l'efficace des idées divines que les ennemis de Dieu sont tourmentés terriblement, et le souverain bien des justes devient à l'égard des méchants le souverain mal, et le sera éternellement^.