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permet, et « répandre sur les vérités de la foi cette lumière qui sert à rassurer l'esprit et à le mettre d'accord avec le cœur*. »
Une telle philosophie est indépendante de la foi, nous l'avons montré, mais une telle philosophie ne peut pas se passer de la foi, cela est évident. « Je me trouve court à tout moment, dit Malebranche, quand je prétends philosopher sans le secours de la
Souvent, là où l'esprit demeure hésitant, la foi fournit des solutions nettes et précises qui raffermissent la pensée et lui ouvrent des horizons nouveaux.
De plus, sans la foi, l'esprit reste forcément dans le cercle des vérités naturelles ; et en supposant (ce qui n'est pas, nous l'avons vu) qu'il pût les atteindre toutes sans trop d'efforts, les retenir toutes sans mélange d'erreur, les démontrer toutes sans hésitation, il n'embrasserait encore que le premier de nos deux ordres de connaissances : le surnaturel lui échapperait entièrement. C'est la foi qui nous fait entrer dans le surnaturel, c'est elle par conséquent qui seule nous permet d'embrasser l'ensemble des choses. Or si la philosophie se propose d'étudier l'action de Dieu dans la création, il est clair qu'elle demeure incomplète si elle voit Dieu agissant dans