‹ La philosophie de Newton (volume 2)Chapitre 107 sur 183 · Cf. Principes, L. IIL Prop. VL Cor · texte numérisé non relu

Cf. Principes, L. IIL Prop. VL Cor

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On peut aller plus loin. Il y a chez Newton non seulennenl autre chose (juc le mécanisnrie, mais de véritables argunnents contre toute métaphysique mécaiiiste. L'idée profonde des doctrines mécanistes est que la manière d'être de la matière sensible dépend de celle d'une matière insensible, dont elle est composée. Ramener toutes choses au mouvement, c'est ce que le physicien ne peut faire qu'en considérant les corps naturels comme formés de corpuscules invisibles soumis aux mômes lois que les masses ordinaires. Ces corpuscules ou molécules sont les éléments derniers de la réalité. Les propriétés qu'ils possèdent sont absolues (dureté, élasticité, etc.; et le caractère relatif des propriétés sensibles vient du mélange des éléments. Les éléments sont insécables, ce sont des atomes, parce que s'ils se comportaient comme les corps divisibles ils requerraient à leur tour une explication. C'est là le trait commua à tous les malérialismes. Us reculent la difficulté que soulève l'origine des propriétés de la matière dans le domaine d'une matière subtile, intangible, indivisible, et font de la molécule ou de l'atome l'élément immuable des « corps ».

S'attaquer à l'immutabilité de l'atome, c'est donc le meilleur moyen de renverser les théori<»s moléculaires. Se refuser à accorder une existence absolue non seulement à lu matière composée mais à ses particules, c'est ôter à la réduction qu'essaye le mécanisme toute validité. ( )r on trou vechez Newton au moins d'une manière implicite, une véritable critique de l'idée de « molécuh* ». Nous faisons allusion au second livre de VOptique, où Newton parvient à la notion de molécule à l'aide des phénomènes d'interférence ^ 11 est clair que l'idée de molécule ne pouvait satisfaire un esprit conmie Newton si elle ne s'accompajj^ne pas d'un** détermination numérique servant à fixer les dimensions de rélémiuil. Il ne sulïitpas d(î dire avrc les atomisles grecs que la molécule (^st une masse très p(»tite, il faut que nous soyons fixés au moins sur l'ordre de grandeur qu'on doit lui attribuer. Or les phénomènes de coloration des lames minces et une foule d'autres phénomènes optiques

peuvent justement servir, d'après Newton, à préciser cet ordre

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