Cf. (Juepsf.Opl. XXI, p. :U
2. Qufpst. Opl. XXI, p. 31U. « l Parle»! sr ila disî)(>s«ji.>s(» u[ l'IliiU'ra (piO(|ue sua (pioad vires îjttrahenles honiofieiica, (piasi p«»Iari «piadarn \ Irlute eodem ornucs cuiivertcriiit. »
:\. V. Ue y a (lira Acii/oruni, ÏMiil. Trans. lODi.
4. <i Calor est agilalio parliiim (pia<jiiav(TPiis. Nihil e>t absohile qiiiesccns bccundum parles suas, et ideo frigiduin, praîler atomos, vacul scili-
est susceptible, comme l'affînité chimique, d'être réduite aux causes moléculaires ^ Comme on le voit, les exemples ne manquent pas de cas où Newton semble préférera tout autre une explication mécanique.
Malgré l'usage qu'en dilTércnts endroits Newton peut faire du mécanisme, nous ne saurions nous ranger à l'opinion de Lange qui voudrait faire de la physique newtonienne, comme de la physique cartésienne, une tentative de mécanisme systématique. La théorie de Descartes peut à la rigueur, bien qu'elle s'oppose sur bien des points à celle de Gassendi, être donnée comme un exemple de mécanisme. Elle satisfait aux deux conditions sans lesquelles il n'y a pas de mécanisme possible : dune part les propriétés de la matière sont toujours des propriétés géométriques, d'autre part il n'y a pas dans la nature de continuité vérilahle, le continu nest que l'apparence sensible de phénomènes réellement discontinus. Pour Descartes en effet les qualités de la matière se ramènent à la seule étendue, et les différentes espèces de matière forment des classes hétérogènes, ne pouvant se transformer les unes dans les autres.
Chez Newton au contraire il n'existe pas de propriété purement géométrique de la matière. La figure, le volume, sont déjà des propriôK'S physiques, c'est-à-dire révélées par l'expérience. Il en est de même de l'impénétrabilité, de la dureté, de la résistance-. Aucune de ces qualités ne peut se ramener aux attributs de la seule étendue, et la vérité est qu'elles nous sont connues seulement par de lentes inductions. Nous sommes si loin de comprendre a priori que l'impénétrabilité de la
cet experles. » — Ceci ost à rapprocher des « mouvements intestins m dont parle Bacon et des « mouvements insensibles » de Leibniz.
1. Déjà dans les Principes, il semble que les phénomènes calorifiques soient regardés comme des variantes des ])hénoménes mécaniques. Ainsi Newton ne fait pas la distinction entre l'idée de masse mécanifpie et celle de capacité calorifique (Cf. L. III, Prop. Vlll, Cor 4). Voltaire s v^i rendu compte de la confusion qui régnait sur ce point dans les idées de Newton.
2. Cf. Opt. Quaest. XXXI. « Durilia universtc matériau simplicis proprietas haberi potesl. Saltem hoc nihilominus evidens est, quam impenetrabilitatem ipsam materiaî esse universam proprietatem. Nam oninia corpora quaj quidem nos experientia novimus, vel sunt duria, vel durcscere possunt, neque vero alia ulla cerla ratione novimus corpora uni versa impenetrabilia esse, nisi quod experientia amplissima nos id docuit, sine ulla unquam oblata exceptione. »
Bloch. 2G
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malirro est la raison profoiulc clos autres propriétés, qu'en bien des cas nous parlons de ces propriétés pour conclure au fait de l'impénétrabilité. D'une manière générale les différences de configuration ne sufTisent pas à expliquer toute la physique. Klles sont tout au plus un symbolisme commode qui permet de coordoinier les faits. Le travail, la tension, la chaleur, toutes les formes de l'énergie physique ont une individualité expérimentale qui ne se réduit pas aux attributs géométriques. 11 faut les admettre comme des faits distincts et les analyser comme tels.
La continuité, qui est esseiïtielle au système de Xewton, est elle aussi incompatible avec le mécanîsme. Nous ne pouvons prétendre ramener tous les problèmes à des problèmes d'équilibre ou de mouvement, que si 1 univers est fait exclusivement d'atomes et de vide. Alors dans un phénomène quelconque, le physicien recherchera l'élément dynamique, c'est-à-dire un jeu de molécules [qui se choquent et se déplacent, et si le mécanisme est vrai, il faut qu'un nombre limité de réductions permette de passer (Tune propriété physique quelconque à cette image (lynamitjue. Or pour Newton, nous lavons vu, le nombre des propriétés de la matière est j)ratiquement illimité. Il dépend de l'état de nos connaissanc(»s cl de la précision de nos instruments. De plus, toutes ces pro|)riétés sont continues, c est-àdire qu'on [)eut les supposer diminuées ou augmentées à l'inlini sans qu'on arrive à les faire disparaître ou à les ramènera d'autres. Ainsi la résistance de la matière peut aller en diminuanl autant cpron veut dans les espaces célestes sans qu'on atteigne la pure étendue ^ La solidité des corps peut croître indélininient sans nous conduire jamais à des molécules absolument rigides. Il en est de même de touti; réalité physique. Klh' peut varier entre des limites infinies, mais il est impossible (ju'eHe s(î Iransl'orme en une réalité d'un autre genre. On ne peut donc admettre lidée uiécaniste (pi'un (\<;prit très subtil, voyant les choses comme elU's sonl, ne trouverait que géométrie partout. Il verrait toutes choses plus en détail (jue nous, mais il retrouverait partout comme nous, à coté des propriétés méc;nii(|ues, linfinie variété d(\s (pialités physiques.