‹ La philosophie de Newton (volume 2)Chapitre 168 sur 183 · Cf. Phil. rran.t., n. 84. p · texte numérisé non relu

Cf. Phil. rran.t., n. 84. p

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prendre cotto qiialilioalion dans un mauvais sens, bien qu'il ail conscience <le n'avoir mis dans son Optique que « des propriétés certaines et assurées de la lumière ». Hechereher la nature de ces propriétés esld'aprcs lui une tâche stérile, et dont toute théorie, mémo celhi de ses adversaires, peut aisément s'acquitter. C'est ainsi, pense-t-il, qu'il n'y a aucune diftîcidlé à inlcrpréter les (\\'péri(M)ccs, soit dans les idées <le GrimaldL soit dans cellt\s dt» iiooke, soit dans celles de Descaries, ou d'autres encore. Mais cette interprétation lï'est pas l'essentiel. La véritable méthode scientilique ne consiste pas à épuiser les hypothèses abstraites y^race auxquelles un fait est concevable, et à préférer parmi ces hypotlièses celle qui mène aux conclusions les plus cohérentes. Une théorie doit être choisie non à la suite «l'éliminalions abstraites, mais à la suite d'une élimination concrète portant sur l'ensemble des faits. Or à ce j)oinl <le vue, la théorie de la dispersion, sous la forme positive que lui donne Newton, r(^ssort manifestement des faits. Elle est donc une hyj)othès(* si l'on veut, mais une hy|)othèse qui demeure vraie indépendammeni de tout ce que nous conjecturons sur l'essence d(* la lumière. Les conceptions corpusculaires et I(*s conceptions ondulatoires s'y accommodent également bien. Elle c^st valable scicntilicpiement autant qu'une loi sci(Mitifi(pie peut être assurée».

Les objections de» Linui^ * et de Lucas- sont presque toutes des obje<'tions e\|)érim(*ntal(*s. Elles apprennent assez peu de chose sur la théorie (pie ces pIiysici(Mis opposaient à celle de Newton, et les réj)onses (pi'y doime Newton font voir qu'il ne jugeait pas nécessaire de modifier en rien sa conception. On peut dire que pendant la périodes qui va de 1()7:2 h lG7o la pensée intime de Newton est restée invariablement la même. L'idée que la lumière est la manifestation sensible d'une substance analogue aux substances matérielh^s, que h^s rayons sont des émanations moléculaires (\q^ corps incandescents, que leur émission, leur réfraction, ont une* origine purement mécani(|ue, a certainement été pendant longtcMiips l'idée de derrière la tête de N(»wton. Seulement cette idée» il se trouve contraint de

i. Cf. rhii. Trans., n.ilO. p. 217.

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