‹ La philosophie de Newton (volume 3)Chapitre 113 sur 223 · Cf. Principes, L. 111. l'iop. VI. Cor · texte numérisé non relu

Cf. Principes, L. 111. l'iop. VI. Cor

LA l'IlYSlyUli .MATIIi:.MATl(JUli liT Lli MÉCANISMI-: 403

On ]jciil aller plus loin. Il y u chez Newton non seulement autre chose (jue le mécanisnie. mais de véritables ari,nnnents contre toute métaphysique mécaniste. L'idée profon«le des doctrines niécanistes est que la manière d'être de la matière sensible dépend de celle d'une matière insensible, dont elle est composée. Ramener toutes choses au mouvement, c'est ce (pie le physicien ne peut faire qu'en considérant les corps naturels comme formés de corpuscules invisibles soumis aux mêmes lois que les masses ordinaires. Ces corpuscules ou molécules sont les éléments derniers de la réalité. Les projjriétés qu'ils i)ossèdentsontabsolues (dureté, élasticité, etc.; et le raractère relatif des jjropriétés sensibles vient du mélang-e des éléments. Les éléments sont insécables, ce sont des atomes, parce que s'ils se comportaient comme les corps divisibles ils requerraient à leur tour une explication. C'est là le trait commini à tous les matérialismes. Ils reculent la diOiculté que soulève l'origine des propriétés de la matière dans le domaine d'une matière subtile, intangible, indivisible, et font de la molécule ou de l'atome l'élément immuable des « corps ».

S'attaquer à l'immutabilité de l'atome, c'est donc le meilleur moyen de renverser les théories moléculaires. Se refuser à accorder une existence absolue non seulement à la matière composée mais à ses particules, c'est ôter à la réduction «lu'essaye le mécanisme toute validité. Or on trouvcchez Newton au moins d'iuie manière implicite, une véritable critique de l'idée de « molécule ». Nous faisons allusion au second livre de l()j)lit/iu', où Newton parvient à la notion de molécule à laide de.s |>héiionu-nes d'interférence*. Il est clair que l'idée de nioléculi' ne pouvait satisfaire mi esprit comme New Ion si elle ne s'acconq)agin' |ias d inie délei-minaliuii iiumèi-iqiie .servani à lixer les dimensions de releiii.iil II n.- snl'litpas de dire avec le.s atomisics grecs (pie la moléeide est une masse très |)etite, d l'aul que nous soyons lixés au mt)ins sur l'ordre de grandeur (pi on <loit lui attribuer Or les pheiionu'-nes de coloration des lames minces el une foule d autres phénomi-nes opli(pies peuvent ju^le|||(Md. sei\ir. d apiV's ,\c\\ | <iii. ;i pn-eiser ret ord.-e

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