‹ La philosophie de Newton (volume 3)Chapitre 123 sur 223 · I. V. Tniilf du niiniile. VA. CoiLsili, 1' W, <!ii -W · texte numérisé non relu

I. V. Tniilf du niiniile. VA. CoiLsili, 1' W, <!ii -W

comparable à l'attraction magnétique, qui s'exercerait entre la terre d'une part et les corps pesants de l'autre, voire même entre le ciel étoile et les différentes planètes ^ On trouve chez luilidée vague, il est vrai, mais néanmoins très reconnaissablc, dune « tendance vers le haut et le bas », tendance que malgré lopinion de Gillx'rt rien ne permet délimitera une sphère fixe, et {[ui est fonction de la seule distance : elle augmente quand la distance diminue, et inversement ^ Bacon pressent l'explication véritable des marées par l'effet de l'attraction lunaire '. Il cite toujours l'exemple du flux et du reflux à côté de celui de la pesanteur comme des illustrations semblables d'un même fait. En optique, Bacon a compris que la variété des couleurs doit avoir son fondement non dans des abstractions, mais dans la différence des propriétés mécaniques, ou, comme il dit, des « schémalismes >> qui caractérisent la structure des corps*. Enfin il décrit de nombreuses expériences sur l'incompressibilité des liquides ^ sur la densité des corps ^ sur la pesanteur de l'air et son élasticité ^ qui pour manquer de précision n'en sont pas moins méthodiquement construites et logiquement interprétées.

Sur tous ces points, Bacon s'est borné à donner des explications hypothétiques, et il n'a cherché nulle part à condenser les expériences en une formule. Il n'en reste pas moins haute-

1. V. Nov. orcjanum, L. H Apli. 4o. « Riir.sus, si sit aliqiia vis magnetica, quse operetur per consensum intcrglobum terrce et poiiderosa, aut interglobum liin;e et aqiias maris (qiiaî maxime credibilis videtiir in fluxibus et refluxibus semi-menstruis), aut inter cœlum stelialiim et plaiietas, per quam evocentur et attollantur ad sua apoga^a ; htcc omnia operantur ad distantias admodum longinquas ».

2. Y. Nov. orrjaninn, L. H, Apli. 35 et 3ô. « Atsi recipiatur opinio Gilberti, quod magnetica vis terrse ad alliciendum gravia non extendatur ultra orbem virlutis suic (qu;e operatursemperaddislantiam cortam et non ultra), hocque per aliquaminstanliam vcrificctur;eadeinuincritinstantia fœderis circa hoc subjectum. Neque tamen occurrit imprœsenliarum instantia alicpui super hoc certa et manifesta... Quo proprius gravia appropinquant ad terram, eo forlius et majori cum inipetu feruntur ad eam ; quo longius ab ca absunt, debilius et tardius (ut fit in attractionibus niagnctieis) ».

3. Cf. Nov. 07'(/anum, L. H, Aph. 48. « Nam si luna attollat aquas, aut turgescere aut intumescere facial huinida, videntur hi motus esse tancjuam congregativa média et imperfecta ».

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