‹ La philosophie de Newton (volume 3)Chapitre 122 sur 223 · Cf. Disc, de la ynéih. 6*= Partie · texte numérisé non relu

Cf. Disc, de la ynéih. 6*= Partie

LA PHYSIQUr-: KXl'KRIMKNTALK HT L'HYPi ITIIKSK 421

idée abstraite à I aide des données immédiates des sens. Les nialliématiques qui jouent chez, lui lui nMe si différent de ce qn elles font clicz Descaries, s'appliquent aussi à tui objet différent. Car ce n'est pas un système d'idées que Newton se propose de construire, système qui se trouvera comme par hasard représenter les faits, c'est un système d'observations portant sur les faits eux mêmes.

Alors la ([uestion ne peut se poser, comme elle se pose pour Descartes,' de savoir si les lois physiques sont les lois <! un monde hypothétique ou si réellement elles peuvent s'api)li(iuer au monde qui nous est donné. Nous sommes partis consciemment de lexpérience. Chacune des déductions que nous avons faites a été accompagnée d inductions nécessaires pour maintenir laccord du ealeul do l'expérience. Nous sommes donc assurés que le mécanisme algébrique n"a pas été appliqué en vain. Jl ne peut pas arriver lui moment où le calcul nous fournisse d autres solutions (jue celles de la nature, piu's([ue nous avons à chaque instant fondé nos calculs sur l'observation naturelle. On comprend donc que Newton ait regardé l'expérience, non comme un pis-aller, mais comme l'instrument indispensable de la science. Aussi bien l'expérimentation a-t-elle si's règles et ses principes. Elle est plus qu'un procédé de conlr«')le, elle est une méthode sans laquelle nos calculs ne signilieraient l'ien.

l/idée d"uM(> iilèlhode expérimenUilc est le principal litre de gloii-e de liacon. < In pense trop souvent (pie lîacon n'a pas su tirer de sa méthode renseigiu-meid [jralique ([u'elle com[)orl.iil. Il n'a su inspirer, dit on, ses successeurs parmi les(|uels .Newton est le plus illuslr(\ <[ue i)ar des conseils théoriques, non jiar des découvertes (pii pussent servir de modèle. C'est inie (piestiou (|ue nous allons examiner bientt'it de savoir si Newton doit à liacon t(jutes ses idées sur la méthode expérimentale. Mais on |)eul dire dès ;i présent cpie les résultats scientiliques obteims j>ar lîaeou ne sont pas si insignilianls qu'un le croit (l'ordinaire et (pi'il a |iu |)ar ses exemples autant (pie par ses pr(''ceples diriger h^s recherches de N('\vl(»n

lia en le sonp('on (I une at traction ni(''cani(pie. de tuiis [)oints

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