‹ La philosophie de Newton (volume 3)Chapitre 145 sur 223 · l'rincipes. L III, |) 177. iii iioto · texte numérisé non relu

l'rincipes. L III, |) 177. iii iioto

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sculemenL sur cU-s èln^s maléricls, mais sur des ùlrcs poiisanls qui lui sont soumis. » Les lois suivant lesquelles cette puissance opère font d'ailleurs exception aux règles de la mécanique. Dans ce domaine supérieur le principe de l'égalité de l'action et de la réaction n'a i)lus lic;u. « Tout est contenu en Dieu, mais sans aucune action des autres êtres sur lui. Car Dieu n'éprouve rien par le mouvement des corps et sa toute puissance ne leur fait sentir aucune résistance. » En d'autres termes Newton est ici très voisin de l'idée d'Aristote, de la conception dun premier moteur qui meut sans être mû, qui distribue l'énergie dans le monde sans être soumis de la part de rr monde à aucune réadioii.

Cette action mystérieuse du créateur sur les créatures, ((ui échappe au principe de légalité de l'action et de la réaction, n'échappe |)as pourtant à une autre loi fondamentale de la mécanique newlonienne, laloide nonaction àdislance. Lorsque nous disons que Dieu est présent partout, ce n'est pas lad après Newton, une simple métaphore. « Dieu est présent partout, non seulement virtuellement mais suhstantieliement, car on ne j)eutagir où l'on n'est pas'. » M cette idée revient avec plus de force encore dans les QuxstionesOpticœ-. L'esprit divin comme l'esprit humain, y est décrit comme agissant directement sur les choses, « car seul ce qui est présent peut être senti par ce qui est présont ». Entre le créateur et la créature il n'y a nul intermédiaire : celle-ci reçoit directement le mouvement et la pensée de celui-là. Si dans une seule partie de l'espace la puissance divine cessait d'être présente, le mouvement y disparaîtrait tout d'un couj). Les tendances de Newton le menaient naturcllemeiil à une sorte daiiimisme universel. Il csl nMiiar- (|ual)h' (|ne, pai'li de [)i-iiieipes tout diiïérents, LiMhiiiz aussi soit arrivé à la coiiclusioii (nrau<Miii(' portion de la malièi'e n'est inerlf ni exemple de laelion divine. .Moins niélaplix >i(ieii que Leibniz et plus ])orté au mysticisme théologique, Newton s'incline devant l'action divine qu'il reconnaît partout sans la comprendre.

L'éternité et linlinité, la puissance absolue, ne sont pas les

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