V. Qua's/. Xll et nuwst. XXIll
4. Newton ne connaît |)as la distineliun du poids spécifique et de la capacité caloriticiue.
miliea différent', vibrations ex'citées dans les nerfs auditifs par les tremblements de l'air et qui se propagent ensuite par les filaments solides, transparents et homogènes de ces nerfs jusqu'au lieu de la sensation. Il en est de même pour tous les autres sens. Les fibrilles qui constituent les nerfs sont toutes solides et homogènes-. De cette façon le mouvement vibratoire du milieu éthérc peut se propager uniformément d'un bout à l'autre des nerfs. Lorsque les nerfs sont obstrués de parties hétérogènes, la propagation n'a plus lieu et l'on se trouve en présence de la paralysie. De l'homogénéité des nerfs résulte qu'ils sont transparents. Bien qu'ils semblent opaques lorsqu'on les regarde par réflexion, les nerfs se composent de fibres parfaitement diaphanes, et la couleur blanche prend naissance dans les réflexions que la lumière subit dans le faisceau de ces fibres.
La contractilité des muscles, comme la sensibilité des nerl's, vient dun éther qui pénètre les humeurs animales de la même façon que l'élber magnétique pénètre le verre ■\ Pour expliquer les changements de tension des muscles, il suffit de faire appel à une variation de consistance de l'éther inclus. Quant à cette variation, elle peut avoir sa source dans l'action directe et immédiate que l'àme exerce sur l'éther à l'intérieur de tout le corps, mais alors on ne comprend pas la dépendance où les muscles sont du système nerveux ; on peut admettre aussi qu'un éther se trouve enfermé dans la dure-mère, et que l'àme, en comprimant et dilatant cette dernière, mette l'éther en mouvement, mais alors il est surprenant que l'éther ne diffuse pas au travers de la dure-mère ; on peut supposer enfin que l'àme a son siège dans le cerveau et que de là, j)ar l'intermédiaire des nerfs, elle puisse fournir d'éther les différents muscles, mais c'est attribuer au cerveau une force difficilement compréhensible. Newton préfère admettre que le fluide élhéré (jui met les muscles en mouvement ne peut pénétrer que la substance nerveuse et non la substance musculaire, comme il arrive souvent en hydrodynamique, où l'on voit que
i. V. Qiiœst. XXIH. 0 Audiliis aniion eflicilur vel li([iiorc vel alius cujusdain medii vibi"ationil)us ? »