‹ La philosophie de Newton (volume 3)Chapitre 186 sur 223 · V. Quœst. Opl. XXI, p · texte numérisé non relu

V. Quœst. Opl. XXI, p

3. Ibid. « Eo pacto cfficit (hoc mcdiumj ut et magna ista cor])ora erg;» se invicem gravia siiit, et ip.sonim partes singuiae erga ipsa corpora. »

chir un espace 700000 fois plas grand. Il faut donc que la force élastique de l'éther soit à celle de l'air comme le carré de 70UG00 est à l'unité'. On peut alors admettre que l'éther se compose (comme l'air atmosphérique) de particules se repoussant nmtuellement, car, dit Newton, « nous ne sommes liés par aucune définition de l'éther -». Ces particules sont plus ténues que celles de l'air et même que celles de la lumière. Avec une pareille finesse de constitution, l'éther pourra posséder à la fois une force élastique très grande et une viscosité trèspetite. Les planètes, les comètes, les corps grossiers de toute nature pourront se mouvoir beaucoup plus librement et en rencontrant beaucoup moins de résistance dans ce milieu éthéré que dans n'importe quel fluide remplissant totalement et sans lacune l'espace tout entier. La résistance d'un pareil milieu sera si petite qu'on pourra la réputer pour rien. Si par exemple l'éther est 700000 fois plus élastique que noire air et 700000 fois moins dense, sa résistance sera plus de 600000000 fois moindre que celle de l'eau. Une pareille résistance n'entraînerait en 10000 ans qu'une variation imperceptible dans le cours des planètes. Et il n'y a rien d'étrange à admettre un milieu dont la densité soit si petite, puisqu'on accorde que l'air, à la partie supérieure de l'atmosphère, est certainement plusieurs centaines de millions de fois plus léger que l'eau. De tout ceci il résulte, pour Newton, que l'hypothèse d'un fluide universellement répandu permet de résoudre le problème de lessence de la gravitation. Un mécanisme de pressions et de condensations, s'opérant au sein de l'éther, est la cause véritable des forces astronomiques, et rien n'empêche de combiner cette hypothèse avec celle d'un éther lumineux.

Est-il possible d'admettre un éther unique, ou faut-il se résoudre à reconnaître une multitude d'éthers ? C'est une question que Newton ne pouvait pas éluder dans les parties de son Optique oh il se montre favorable à la recherche des causes de la gravitation. Admettons en effet, comme Newton le suppose, que la cause de la pesanteur des corps réside dans une atmosphère éthérée qui entoure chacun de ces corps et se

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