‹ La philosophie de Newton [microform]Chapitre 100 sur 208 · Prilu-ipei.; L. Il, S. I cl · texte numérisé non relu

Prilu-ipei.; L. Il, S. I cl

2 Cf Principes L III, Prop. XLVIl. Newloii admet à litre d hypothèse que la ter," n'voI;e de la matière des comètes : « On peut croire que les

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soit, c'est par rexpéricncc seule que nous pouvons décider la question. Nous devons nous assurer si le mouvement des planètes ne s'amortit pas de période en période, et si par suite on peut admettre que leur inertie ap[)arente demeure la même.

Cette vérification ne peut se faire par la troisième loi de Kepler, celle qui pose la proportionnalité des cubes des grands axes aux carrés des temps de révolution. Car linvariahilité des grands axes n'était pas encore établie à l'époque de Newton* et la loi de Kepler pourrait demeurer vraie si les axes et les périod(»s varient simullanément. 11 ne suffit même pas de faire voir que les temps de révolution sont actuellement invariables, car des inégalités pourraient surgir à la longue, bien qu'elles fussent inobservables sur une courte période. Newton se sert pour justilier ses lois d un procédé conforme à la méthode positive. Il ne démontre pas d'une manière absolue que les mouvements célestes doivent demeurer éternellement invariables. C'est là une prétention (pie ne peut avoir une science volontairement relative. Il se contente de chercher une limite supérieure d(» l'erreur que commet l'astronome en attribuant aux planètes une inertie constante et en les faisant se mouvoir dans un espace non résistant. Pour cela il cherche ce que deviendrait la résistance de l'air à la hauteur où gravitent les planètes, et en s'appuyant sur les analogies terrestres il calcule le retard qu'elles subiraient annuellement de ce chef. Or il résulte de ces calcids que « la planète de Jupiter, par exemple, ne perdrait pas en 1.Q00.OO0 d'années la I/l.OOO.OOO* partie de son mouvement par la résistance du milieu- ». Ceci su/lit pour qu'on puisse regarder les principes de la mécanique rationnelle comme i)rati(piement vériliés dans le système solaire. Nous pouvons assimiler les planètes à des masses invariables se mouvant dans le vide, et nous sommes assurés

comMes peuvent par leurs exhalaisons el leurs vapeurs condensées suppléer et réparer sans cesse ce qui se consomme d'humidité dans la végétation et la putréfaction et ce qui s'en convertit en terre sèche dans ces opérations. Ainsi la niasse de la terre sèche doit augmenter sans cesse et si les parties fluides ne recevaient pas de l'accroissement par quelques causes, elles devraient diminuer perpétuellement et à la fin elles viendraient entièrement à manquer ».

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