V. Ch. précédent
2. Cf. Opt. Quœst. XXXI. « Ad cohaîrentiam e.xplicandam, commenti sunt atomos hamatos, quod est utique id ipsum pro responso afferre, quod erat quaesitum ».
LA MIILOSOIMIIE DK NEWTON
relies. Mais rien ne laissera comprendre pounjuoi dans un cas donné et avec un corps donné on constate une coloration plutôt qu'une autre. Hien ne sert donc de partir de l'expérience si l'on doit se contenter de généralités confuses senïblables à celles de la métaphysique d'Arislote. a l.a cause des formes particulières, la raison (pii fait dilTérer l'une de 1 autre, voilà ce qui est l'objet essentiel de la Philosophie ; l'abandonner pour des explications formelles, c est renoncer à tout ce (|ui peut satisfaire l'esprit avide de connailre la naturel » Il faut que la [)hysique soit fondée sur les faits, si on veut la dégager des confusions scholasliques. Mais un enq)irisme (pielconque ne sullit pas à donner à la science une valeur objective. 11 faut que cet empirisme soit précis et susceptible de vérification dans chacpie cas.
Si Newton ne se range pas complètement à la manière de comprendre laphysi(iue qiii était celle d Kpicure et de Lucrèce, il est visiblement plus hostile encore aux conceptions issues d'iXristote et à la fausse physique du Moyen Age, cpii n'a |)our elle ni la précision des calculs ni la garantie des faits. On trouve à la fois, dans VOptiquc et dans la première préface des Priitcipcs- des déclarai ions cxtrèmcMUcnt nettes touchant l'opposition de la méthode newtonienne à celle de la phy.sicjue scholasti({ue.
Le premier reproche qu'on peut faire à la |)hysi(|ue du moyenàge est d'introduire dans les phénomènes naturels non la netteté mais l'obscurité. S'il y a une chose parfaitement claire, c'est le mouvement du fer attiré par l'aimant, le mouvement de l'étofie attirée par l'ambre frotté, le mouvement de la pierre tombant vers le sol, le mouvement des parcelles licpiidi^s qui f(M'mentent. S'il est au contraire ([uel([ue chose (rinconq)réhensible, c'est l'idée d'une (pudité magnétiipie, d une (pialité électricpie, d une (jualité de gravitation ou de fennentation accouq>agnant et produisant ces mouvements '. Or c'est le