‹ La philosophie de Newton [microform]Chapitre 151 sur 208 · X.Lect. Opl s QjKi'sL WXl sul). lin · texte numérisé non relu

X.Lect. Opl s QjKi'sL WXl sul). lin

3. Cf. Lect. opt. \j. m, |). ;'»it'». '< (injus içeiUMis i<|iiiili(atiitn occullarum) foivnl .scilHcl .y:ra\ ilalis, atliiulioiniiiuiur ma,y:nL'lic-anini cl l'It'cUicarum, fermenlalioiium<iur causif; si quitlein vires vel acliones hasce ex qiialitatil)us oriri (ingeremus nobis incognilis, qua^que natura sua inexcogitabiles et exploralu iinpossibiles essenl ».

LA IMlYSiQUE EXPÉRIMENTALE ET L'HYPOTilLLSE 415

propre de la physique de l'Ecole de ne faire appel qu'à des « qualités occultes ». Ce n'est pas parce qu'elles sont qualités que les « formes substantielles » ou « essences » sont dangereuses. Nous savons que l'expérience nous frappe toujours d'abord par son aspect qualitatif et que la mesure intervient assez tard. C'est le caractère occulte des qualités physiques qui est contraire à la délinition de la science.

Qu est-ce (pii permet au physicien moderne de superposer petit à j)etit les mathématicpies à l'expérience ? C'est la convention fondamentale d'après la([uelle l'élément simple, provisoirement incomui, qu'il s'agit de dégager pour expliquer le réel est intelligible et coiuiaissable. Qu'on l'appelle force, masse, LM-avitation, il n'a rien de mvstérieux, rien d irrationnel. Il peu se délinir par des mesures concrètes, et est aussi facilement compréhensible que ces mesures. Chez les Aristotéliciens du moyen-àge on trouve une conception toute différente. Les qualités élémentaires de la matière sont nécessairement des qualités cachcx^s. Ceci veut dire qu'elles appartiennent à un monde de réalités différentes des réalités empiriques. Elles sont inaccesibles aux sens par leur nature, et tout ce que nous en pouvons savoir, c'est que leur existence est nécessaire, leur causalité effective. Mais la science des qualités premières nous a été et nous demeure refusée. Ni l'analyse ni la synthèse ne peuvent nous faire i)asser de l'ordre physique à cet ordre d'entités métaphysiques. H faut nous contenter de constater qu'une connaissance entièrement positive est impossible et que la physique est sous la dépendances de causes inintelligibles.

Du fait (pie les cpudilés de la matière sont occultes, on conclut (pi'elles fournissent des exj)lications purement verbales. Le mot « gravité », le mot « magnétisme » et tous les termes analogues sont des mots vides de sens, ou du moins ils apprennent juste autant que le phénomène qu'il s'agit d'expliquer. C'est ainsi (pie la solidité d(^s corps n'est nullement éclaircie lorsqu'on fait 1 hypothèse (( de i)articules conglutinées par le repos ' ». Le rej)OS n'est pas une cause effective, c'est un mot qui n é(piivaut pas à une raison. De même lorsqu'on fait la théorie d(î la chaleur en la ra[)j)ortant à une « forme » spéci-

1. V. Opt. Quaest.XXXl. Alii finxerunt corponim particiilas inter se conglulinatas esse quiète, hoc est (lualitate occulta, aut poilus plane nihilo ».

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