‹ La philosophie de Newton [microform]Chapitre 191 sur 208 · V. Lettres iVti7.,Xn, XIII, XV etpass · texte numérisé non relu

V. Lettres iVti7.,Xn, XIII, XV etpass

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lui les fruits excellents de cette sagesse anglaise, qui, renonçant spontanément aux rêves métaphysiques, se tient toujours sur le terrain des faits. L'empirisme et l'esprit de méthode ont rendu possibles les grandes découvertes de Newton, celles-ci à leur tour vont servir à justifier et à perfectionner l'empirisme. Voltaire n'hésite para rapportera la môme source le progrès de la science positive et celui de la philosophie expérimentale. Kepler est le premier qui ait orienté la science dans une voie exacte, par un pressentiment obscur de la gravitation universelle. Il avait admis une tendance qui pousse tous les corps terrestres vers le centre de la terre et les astres les uns vers les autres. Il osa entrevoir et dire que si la terre et la lune n'étaient pas retenues dans leurs orbites, elles s'approcheraient Tune de l'autre, elles s'uniraient. Seulement «cette vérité étonnante était obscurcie chez lui de tant de nuages et de tant d'erreurs qu'on a dit qu'il l'avait devinée par instinct '. » Kn d'autres termes il manquait à Kepler le sens de l'induction proprement dite. Il subissait trop fortement l'influence des métaphysiques anciennes pour pouvoir fonder une astronomie positive. Galilée est le premier qui ait traité les questions de gravité, non par le raisonnement, mais par la mesure. « Partant d'un principe plus mécanique que Kepler, il examinait quelle est la la chute des corps sur la terre, comment et dans quelle proportion cette chute s'accélère -. » Par là il préparait la voie à ceux qui allaient découvrir l'analogie de la gravité et de la gravitation, aux physiciens anglais de l'école inductive.

Parmi ceux-ci, il en est un que Voltaire rattache à Galilée par des liens très étroits, c'est le chancelier Bacon. Comme Galilée, Bacon « voulait qu'on expérimentât si les chutes se faisaient également aux plus grandes profondeurs et aux plus grandes hauteurs où l'on pût atteindre ». Bien qu'il n'ait peut-être procédé lui-môme à aucune expérience, il a eu le mérite d'orienter les recherches dans la voie expérimentale. Sans les développements ingénieux qu'il donna à l'idée inductive, le passage n'eût pas été possible de la physique encore rudimentaire de Galilée à la science si complète de Newton. Par sa logique touffue et

i. Lettres Phil., XV.

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