principes. Axiomes, II» loi, p
Bloch.
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n'est qu'une expression obscure de la force qui est innée à toute créature et la porte à accroître ses perceptions. De même que la matière ne peut se concevoir que par rapport aux substances spirituelles, de même l'inertie propre à cette matière est une manifestation confuse des « entéléchies ». Alors il devient évident que l'observation des forces d'inertie n'est pas la meilleure manière de pénétrer dans l'étude intime de la matière. C'est par l'analyse des forces spirituelles qu'il convient de commencer, et cette analyse doit se faire a priori. Le principe d inertie prend donc chez Leibniz une forme qui lui est particulière. « Les corps ne recevraient pas le mouvement s'il n'y en avait «auparavant».» Ceci veut dire que l'indifférence des corps soit au repos soit au mouvement est impossible a priori, parce que leur état est toujours un état cinétique déterminé par celui des corps avoisinants. Dire qu'une force est nécessaire pour modifier l'état d'un corps, c'est exprimer que toutes les créatures sont solidaires les unes des autres et qu'une modification correspondante dans l'une ne peut aller sans une modification correspondante dans toutes les autres. Dans la philosophie de Leibniz les lois de l'inertie sont un cas particulier des lois de l'harmonie préétablie.
Dans un tout autre ordre d'idées, et sur un terrain proprement psychologique, beaucoup de philosophes ont tenté depuis Newton d'établir notre croyance à l'inertie delà matière, sinon sur des lois métaphysiques, du moins sur des conceptions subjectives. Depuis Maine de Biran jusqu'à Sluart Mill un grand nombre de tentatives ont été entreprises pour faire de la loi de l'inertie une loi principalement psychique, dont la transformation en loi physique viendrait de l'association des idées K Mais on peut dire sans témérité qu'aucun de ces essais psychologiques n'a atteint le but visé. On peut considérer comme démontré par l'histoire que la métaphysique d'une "part, la psychologie de l'autre, sont également impuissantes à jeter les bases de la science mécanique.