‹ La philosophie de Platon (volume 2)Chapitre 16 sur 61 · XXII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXII INTRODUCTION

sans rapport avec la pensée, elle s'arrêterait par cela même à une dualité : donc elle renoncerait à tout unir^ à s'unir elle-même finalement au réel; elle rononcerait à penser, elle renoncerait à elle-même. L'unité est le bien auquel la pensée aspire : elle est le terme de la dialectique. Mais, pour être une unité véritable et une vraie satisfaction de la pensée, il faut que TUn soit universel, enveloppe tout le positif des choses, constitue enfin l'unité de toute multiplicité. L*Un est donc, selon Platon, le parfait, ita^pfTEltoç ov, àyaBov. Il en résulte que le principe : « Tout ce qui est aune Idée, qui le rend intelligible^ tout a un rapport avec Tintelligence » , devient pour Platon identique à cet autre : — Tout a un rapport avec une unité suprême, enveloppant la perfection de chaque chose, et dont le nom le plus élevé est le Bien.

Si réquation radicale entre intelligibilité et idéalité est la proposition fondamentale du platonisme, la seconde, déjà moins essentielle, est l'équation entre inleUiglbiiité et intelligence. Les Idées platoniciennes sont primitivement des formes éternelles de Tétre; secondairement, des formes éternelles de la ])ensée, des idées au sens moderne du mot. Platon a cru que la constitution intelligible du monde, comme système de relations, était en même temps une constitution intellectuelle; c'est-à-dire que toute relation dérive, ou de l'intelligence, ou de quelque principe pins qu'inielligent. L'être réel qui, en constituant Tunivers, constitue un ordre capable de réduire le

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