XXIV INTRODUCTION
cienné, qui fait rentrer le monde intelligible, des Idîes dans une intelligence, est une humanisation du premier principe.
Reste la troisième proposition fondamentale du platonisme : équation entre réalité et bonté. Cette l)i"oposition, qui est devenue la thèse essentielle du christianisme, est à coup sûr la plus problématique dos trois équations platoniciennes. Elle suppose que le réel des choses en constitue la perfection, le bien positif, et que le tout réel est par cela même le tout parfait. C'est ici que Tobscurité métaphysique s'accroît* L'idée de perfection, en effet, est des moins précises, si on entend par là autre chose que le complet, le tout de Têtre. Certes, la réalité fondamentale ost achevée en ce sens qu'elle est ce qu'elle est et n'a pas besoin d'autre chose pour être la réalité; elle se suflit, puisqu'elle existe : Ixavov, dit Platon. Mais PliUoQ ajoute : Ixavov TàyaQov, le bon seul se suffit, VA c'est là le fondement de l'optimisme platonicien. t)i\ le mot de bon est susceptible de plusieurs sens. Il désigne d'abord ce qui cause un sentiment agréable. L'universelle réalité est-elle heureusef Nous n'en sîivons rien. Le mot bon a aussi un sens moral : il (lésigae la bonté. La réalité universelle est-elle morale r»ent bonne? Nous n'en savons rien. L'expérience nous montre partout effort, douleur, souvent haine vi vice : comment concilier ces maux avec le bien fondamental?
Nous ignorons donc si Vidéaly qui est la réalité cuirigée par l'homme, est réalisé déjà quelque part.