CHAPITRE VI
l'immortalité.
I. Preuve par la no turc de la vertu. — II. Preuve par la nature de la science, — III. Preuve par la génération des contraires, — IV. Pred^e par la réminiscence, — V. Preuve par la simplicité de la raison. — VI. Prouve par Vactivité de Tàmé. — VIT. Preuve par Vessence de l^&me. — VIII. Preuve par la perpétuité du mouvemeni. — IX. Preuve par l'influence du mal sur l'Âme. — X. Preuve par la sanction morale. — Ëlat des &mes après la mort.
L'âme est-elle immortelle dans sa substance et dans sa personne, et cette immortalité est-elle une conséquence naturelle de la théorie des Idées?
Le Phédon expose les preuves de l'immortalité dans leur ordre dialectique, depuis les arguments les plus extérieurs jusqu'aux plus intimes, et chaque preuve ne doit pas être considérée dans son isolement, mais comme un des anneaux d'une chaîne continue (1).
Les premières preuves sont tirées des rapports extrinsèques de l'âme avec les Idées ; les autres de ses rapports les plus intrinsèques et de son essence même.
C'est seulement dans son essence, en effet, que l'âme est immortelle d'après le Phédon. Aussi on remarquera que ce dialogue ne fait aucune allusion à la tripartition de l'âme qu'on trouve dans la iRépublique
(i) C'est ce que remarque avec raison Stallbaum^ ilr^. Phad., ^l. V. aussi sur le Phédon : Ticdemann, Argum.j p. 19 sqq.; Wyttenbacb. PrxfaU ad Phcsd,^ p. xxxiv; Wiggers, Examen Arg, Plat, pro immort, an, hum.; Kuhnardt, Platons Phcsdon mit besonderer Riicknckt; Grote, Plato, Il ; Zeller, Gesch. der Griech Ph,^ part, ii, p. 267 et s.