‹ La philosophie de Platon (volume 5)Chapitre 118 sur 138 · V. — Preuve par la simplicité de la raison · texte numérisé non relu

V. — Preuve par la simplicité de la raison

c II n'est pas aisé de concevoir qu'une chose soit i> immortelle et composée de plusieurs, à moins que

(1) Phad., 70, 71. Cf. Mélaph. d'Arislole, XIV, 4. « Le contraire détruit le contraire, et la destruction de fun est la naissance de Tautre. »

(2) Phœd.y 73.

(3) Meno.f 86, b. Cf. saint Augustin, Sidiloq.f II, 12, 24.

l'immortalité. 597

» sa composition ne soit admirable, comme celle de

> l'âme nous a paru l'être (1). > Il s'agit là d'une pluralité toute métaphysique, qui n'a rien d'analogue à la divisibilité des corps. Ceux-ci doivent nécessairement se dissoudre ; mais l'âme n'est-elle pas plus conforme aux choses intelligibles qu'aux choses matérielles? c Quand elle examine les choses par elle-même, alors » elle se porte à ce qui est pur, éternel, immortel, » immuable; elle y reste attachée comme étant de » même nature ; ses égarements cessent, et en rela-

> tion avec des choses qui sont toujours les mêmes, » elle est toujours la même et participe en quelque 9 sorte de la nature de son objet (2). > Ainsi, dans l'intuition rationnelle, la manière d'être de l'âme est identique à la manière d'être de l'Idée qu'elle contemple; or, comme c'est sa perfection, c'est aussi son essence. L'essence de l'âme est donc d^étre semblable à ce qui est divin ^ simple et indissoluble \ elle est indissoluble elle-même, ou à peu près, -îi èyyij; ti toutoo (3). Sans cela elle ne pourrait connaître les Idées, n'ayant en elle-même rien d'analogue à l'objet de sa connaissance.

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