‹ La philosophie de Platon (volume 5)Chapitre 9 sur 138 · DE LA CONNAISSANCE · texte numérisé non relu

DE LA CONNAISSANCE

I. La sensation. Réfutation d'Heraclite et de Prolagoras dans le Tkééièlc. II. L'opinion. Analyse desjugements médiats et comparatifs. La définition. — III. La pensée discursive et le raisonnement déductif. Éléments de la méthode géométrique : les ligures, la démonstration, les principes et les axiomes. — Vf. La pensée intuitive. L'induction et les vérités générales. Caractères de ces vérités. Rapport de Tuniversalité et de la perfection. En quoi consiste la pureté et la simplicité d'une notion. Qu'est-ce que la science? Gomment elle a pour principe les Idées.

Il est une question qui domine toutes les autres, qui résume tous les problèmes en un seul, et dont les sciences particulières supposent la solution sans pouvoir elles-mêmes la donner : — Qu'est-ce que la science?

Une réponse complète à cette question, si elle était possible, nous révélerait, avec les principes de la connaissance, les principes mêmes de l'être, et nous serions en possession de la sagesse absolue, sagesse plus qu'humaine, sans doute. Cependant, l'homme peut s'en rapprocher sans cesse ; son âme enveloppe la science infinie, et il n'y a de limité que le développement actuel de cette science. Ne possédons-nous pas une partie de la vérité, et d'autre part, la vérité n'est-elle pas une en elle-même? S'il en est ainsi, nous la possédons implicitement tout entière. La pensée, dit Socrate à Théétète, porte dans son sein la vérité et l'être ; elle voudrait les produire au dehors.

et dans son effort laborieux, elle éprouve toutes les douleurs de rcnfantement.

Qu'est-ce que la science ? qu'est-ce que la pensée ? — Pour répondre à cette question, l'intelligence se replie sur elle-même; et ce qu'elle aperçoit tout d'abord en elle, pour ainsi dire à sa surface, c'est la sensation.

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