‹ La philosophie de Platon (volume 5)Chapitre 96 sur 138 · PLATON Â-T-IL ADMIS LA TRINITÉ · texte numérisé non relu

PLATON Â-T-IL ADMIS LA TRINITÉ

La raison, dit Platon dans la République^ est à Tappétit comme l'hypate est à la nète ; le Oupç est la mèse; son rapport à la raison est un rapport de quarte ; son rapport à l'appétit est une quinte.

L'accord parfait comprend : — l'hypate, — la nète,

— et la mèse, qui est l'intermédiaire.

Entre les dieux et les hommes sont les génies intermédiaires, comme Yamour.

L'âme humaine comprend : — une âme dmne^ — une âme mortelle^ — et une âme ou partie d'âme qui les relie.

Les facultés sont: — la raison^ — Vappétit^ — le 6v|Aoç, sorte de génie intermédiaire.

Les vertus dont l'ensemble forme l'accord parfait ou la justice sont : — la sagesse, — la tempérance, — le courage.

Ces divisions se retrouvent dans la politique. L'État comprend : — des magistrats, — des guerriers,

— des artisans et des laboureurs.

L'homme tout entier est composé : — d'une âme intelligente (voGç), — d'un corps (<7waa), — et d'une âme vitale et motrice (+w/.Tn).

Le corps comprend trois parties principales : — la lôte, — le ventre, — et le cœur, qui sert d'intermédiaire.

Les quatre éléments qui forment le corps du monde sont ainsi disposés: — la terre, — le feu, — et entre les deux, l'air et l'eau.

L'a/r, dit Platon (1), — est à Veau — ce que \ejeu est à l'a/r.

Veau — est à la terre — ce que Y air est à Yeau.

Platon explique cette double proportion en disant

\\) Timf'f'^ t*2'2. tr. Cousin.

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que les corps solides nese joignent jamais par un seul milieu, mais par deux. « C'est dfe ces quatfè éléments » réunis de manière à former une proportion, qu'est » sortie Tharmonie du monde, Tamitié (|tii l'unit si y intimement que rien ne peut le dissoudre, si ce » n'est celui qui a formé ses liens. »

En un mot. Dieu a tout feit avec harmonie, proportion et nombre, conformément à l'Idée; et fcomitie ridée est un rapport de l'un ail multiple, toute chose contient une triplicité naturelle.

Concluons que les éléments trinitaires se trouvent dans Platon, mais sans former une véritable trinitë alexandrine, parce que l'idée d'hypostase y est trèsvague; et encore moins une trinité chrétienne, parce que l'âme, l'intelligence et le bien sont présentés comme des attributs inégaux en dignité, et non comme des personnes égales en un seul dieu.

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