Voy. le Saphiile et le Parme'Tiidt
^H vu que, dans le plaisir même, malgré son infériorité, il y
^M a encore l'image d'un bien qui n'est pas Relui de l'inlelli-
^m gen(;e; ni qui doit y êlre ajouté avec d'autres biens encore '.
^M De même, aucune essence parliculicre ne peut être con-
^M sidérée comme la véritable unimrmlUé.
^1 3" L'intelligence n'est pas absolue et suffisante (-ïûrapjiEç,
^1 îxoivw). Car tous les êtres désirent le Bien, pI Ions ne
^H désirent pas l'inlelligence. De même, aucune essence par-
^H tieulière n'est la Pin absolue, fût-elle la justice, fill-ello
^H rhonnètelé. Plalon en donne la preuve. « N'esl-il jias
^^ évident qu'à l'égard du juste et de l'iionnèle, bien des
1 gens se cou tente font de faire et de posséder, et de paraître 1
1 faire ou posséder des choses qui, sans être justes ni lion-
^H nêtes, en ont l'apjiarence; mais que, lorsqu'i/ s'agit du
^M bien, les appm'mces ne satisfont personne, et qu'on s'at-
^H tache ù trouver quelque chose de tvd sans le. souci de \
^1 Yapptirerice^l • Donc, encore une fois, aucune essence i
^m particulière n'est la vraie lin, le vrai bien que toute âme '
poursuit. On peut aller jusqu'à dire que les essences ellesmêmes, ainsi cansidérées dans leur iiarlicnloriléel comme nombres intelligibles, aspirent à l'unité comme à leur bien, et conséquemment ne sont pus le bien. On peut le dire, et Platon l'a dit au témoignage d'Aristole : • L'Un est te bien mi}me, parce que les nombres le du s ire ni. Tô iv atiTO ày%<ii'^, ^Tt oî àp;Oaoî i^ttyrii ^. » Celte phrase montre assez combien Plalon tenait à son principe de la supériorité du Bien-un, indéfinissable pour nous et ineffable. C'est le terme de l'inlelligence liuiuuiue que d'arriver à comprendre la nécessité de l'incompréhensible *.