‹ La philosophie de PlatonChapitre 105 sur 260 · II · texte numérisé non relu

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l'èlre, telles que les conçoit notre pensée finie. l-;i rnison lin (ont cfi qui esl rir pmil sti «un Tondre avec aucune des cxîsltuices dont elle esl te prineipc,

Ou recoanait lu Ihése suutuuue par Plalon<laus le Pm"tnénide et dans le VI" livre de la République.

Antithèse. ~ Dieu, èlant la raison de toutes choses, le principe et l'Idée de toutes les existences, doit ôtre éminommenl tout ce qu'elles sont. Il esl donc la suprême réalité.

(kinime il contient dans une absolue unité tout ce que lui emprunte par participaliou la multiplicité des èties, il est la suprême Indhidualké substantielle, distincte de tout el s'opposanl â tout sans que rien s'oppose à elle.

C'est de lui que nous recevons par participation l'âme, Hintellifîeuce el le bien, la vie, la pensée et l'amour, tous les tillributs de la personnalité. Pourrail-il nous cfttnmuuiquer ces allributs s'il n'était la Per&omiaiiiê suprême î

C'est le Dieu vivant , accessible à la pensée elii l'amour, dont Platon parle dans la seconde thèse du Parménide, dnos le Timé.e, dans la République, dans le Philèbe, dams le [Sophiste, dans les Lois. <

. Synthésp. (négative ei aflirinulive). — Dieu n'est, à vrai dire, ni l'idéal ni la réalité, parce qu'il esl indivisi-. blemeut l'Idée réelle (to ïISo; ^vtwi; dv) ; il n'est ni la seule universalité, ni la seule individualité, parce qu'il est l'Individu universel ; universel el impersonnel par rap-i port à nous, individuel et persnuucl en lui-même. En un çiot, Dieu est l'unité de toutes choses dans la Perfection

Y. — Platon a-t-il aumis la Trinité?

D'après les Alexandrins, Plalon a admis trois hyJM-t stases semblables à leur, Irinité D'après, sain( Justin la

LES ATTRIOUTS moraux dE DEEU

martyr ', Eirst'he •, Tlw'odnrfit •, HOiiil Cyrille *, saint Anguslin, nemai-d il*- (îIihHi-rs % AMIanl ", elc, Plnlon a soupç'inuéln triiiiiï^ »!!ir("tionnft.

- U est évirJeal qu'on retrouve dans Platon tous lea élémeiils de ta trinilé de Plntin : le bien, l'inlelligence et r&me. Ce sont les trois allrilnils ipii ont fruppé le plus la pensée de Platon, parce qu'ils résument tous les autres. Mais il ne sulTit p!)s d'admettre en Dieu Irais puissances et comme trois manifestations principales, pour constituer une li'inilé. Il faut encore considérer ces trois attributs comme des hyposlases distinctes, déterminer la nature de chacune et son rapport avec les autres, et eelin attacher au nombre trois uu cantctère sacré.

1" LoBien, pour Platon comme pnur Plolin, est l'unité. Mais, pour Platon, cette unité est absolumenl i rien tique ù l'ôlre, au réel, et n'est supérieure qu'à ressenee. Pûur Plolin, rUn est supérieur même à l'Clre '.

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