‹ La philosophie de PlatonChapitre 106 sur 260 · GouBin, Ps. ^tIihI., XVt de la 2» éilil · texte numérisé non relu

GouBin, Ps. ^tIihI., XVt de la 2» éilil

6, Jnt. mîtheoL, 1, t21S,

1. D"aprÊB Th. -H. Martin (l. II, S9, iluris la noie), le Bicu n'est ■ ni une hi/jia-ttase, ni Uhu ménin, mais sculeiiieiil un do ces élTes abstraits à cliacun desquels Plalun priîtc or»; rialitH individuellf cl qu'il nomme dans le Ti»iée : des Uîeux éternels u. Ainsi Platon, qui ne peu' PO' mflme se résoudre à admettre notre individualité et une réctle mulliplicité d'iïtres dans le inonde sensible, aurait admie (Sans le oionda intelligible je ne Bais couiliien d'individualités distinctes suspendues dans le vide! Noua avons stifflsiumient dêinonlrè comtifen Cet alomisnii! Ihcolnglque est contraire à tous les textes, sans parler do l'espi'lt platonicien, Voy. Cliap. iv, mi!mc livre.

M. Jules Simon ne considère p,is la tlicorii: de l'Unité et du Bien eoninu! fontliiincntale dans Platon, a La polémique d'Aristole prouve avec èvidenOB, dit-il, que le va bi îicÉxîiva Tîit oitilai ne tenait pas plus de place dans l'ensei^uemeat de Plaino qno dans ses écHls. * Il nous semble au coulraire que Piuluii coneidère celle doctriue cOmtne la plus Élevée de toutes,'

2° Plalon a délerminé assez neUement le rapport do rinlclligcrire au Bitii; mais la lilialkm entre l'inlelligence el Vhnw ii'u [mitil la mi?rin.' nelliHè. Opi'nilanï oa voit que l'inlellijretice esl jKiur lui sufH'riciirc à rame : » Dii'u mil l'inlelligetice (Jons l'âme, l'.'ime dans le corps ». Il y a là, foiiiuie dans beaucoup d'aulres passages précétleuinieul elles, une hiérarchie évidente, qui résulte des conditiDus mêmes de la dialectique.

3' L'âme divine est peu distincte de l'âme ilu monde ; el lanlnt Plalun semble admettre deux âmes, lantAt une seule.

i" Platon n'a pas eu l'idée nelte du .mis hyposlases ou personnes, cl encore moins de trois dieux. Il n'est même pas absolument certain «{u'il ail séparé les trois degrés euprêmes de la dialectique des degrés Inférieurs.

Cependant, outre que Pythagore attachait un caractère sacré au nombre trois, la dialectique aboutissait naturel' lement à in- espèce de Irlpllcilé. On sait que, pour Platon, le problème capital est la concilialion du mouvement el du repos. Pour opérer cette concdlalion, Il faut nécessaire me ni un troisième lerme; et ainsi de toutes les upposltlons dialectiques. Aussi, dans le Sophiste, Platon pose l'être comme supérieur au mouvement et au repos ». Dans le Punnénide, on s'en souvient, la première bypo- Ihèse est celle de Vêtre-un qui esl le bien ; la deuxième, celle de l'un idéalement multiple, oli les Alexandrins ont vu l'intelligence; la troisième, celle de l'unité réellemenl multiple par l'efTet du mouvement dont elle enveloppe la

et qu'Aristoto, qui l'adopte en partie, dirige toutes ses objections contre l'Un prétendu abstrait, et contre la luultiptictlâ des Idées dans l'intelligence divine. — MÉme erreur dati^ Croie, toc. cit.

1. En |;ënéral, étant donnée une Idée quclcouque, elle est la mémo qu'eUe-même et auh-e que les autres; eila réunit donc le même et Vautre, l'identilé et ta dillérence. De là la nécessité d'un terme supérîeor el sjnltiétique qui ramène l'opiiosilioQ à l'unité : ce lerme etit le Bien. ,

LES ATTRIBUTS MOItAtlX DE DtEU

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possibilité, ce qui s'a[»[ili(]ue à l'âme èlemelle. Ces trois premières hypothèses sont nellenieiit séparées de toutes les autres.

Enfin, dans la deuxième et la septième leltre, (jui, si elles ne sont pas de Platon, ont été composées Jans son école peu de lemps après lui, on commence à parler énigmatiquemenl de Imis principes, de trois rois. » Le roi de toul préside à toutes choses; il est la ^« de toutes choses, et le principe de toute beauté. [C'est évidemment le Bien de Platon, raison première et fin dernière,] Le second principe préside aux choses de second ordre, et le troisième à celles de troisième ordre ' . » Dans la neuvième lettre, au-dessus du dieu qui mène toutes choses, présentes ou futures, et qui est proprement la cause, on place son père et son seigneur, que la véritable philosophie fait connaître -. Toul cela rappelle le passage du Philé/je qui nous montre que la nature de Dieu, roi de l'univers, renferme et une intelligence royale et une âme royale.

On no peut nier que les ternaires alexandrins se trouvent en germe dans Pl;iton, nourri lui-même des idées de Pylhagore et toujours [iréoccupé des nombres. Nous avons rencontré dans sa philosophie les rapports ternaires suivants :

1"> Système de la multiplicité (Ioniens); — système de l'unité (Èléates) ; — nécessité d'un système qui les relie par l'Idée (le Platonisme).

2" D'où il suit que l'Idée des Idées, ou le premier principe des choses, contient éminemment : — l'unité, — la multiplicité, — et un rapport intime qui les relie dans les [irofondeurs de sa substance.

xi'i i-ttîn iitiov àitctvTwv tmv xœXmv, SebTEpov Sï Ttepk t« SeÛTSpii k«'l tpir'jv -nspi Ta Tpiii. Ep., 2, 312, d.

2. Tôv Tùjv icâvTWv Otïiv Jj^éjAUva twv te ô'vtiuv )ia\ tûv (lEXioviuv,

TOO t£ y\fi^QVÙZ Xai aItlOAJ TEIXTÉpft KUplOV èlTO^VIjVTat^. â23, d.

HÉPVB

-IfiS U PHILOSOPHIE DE PUTOK *

JJicu csl : — le Bien, — iLilelligence, — l'Ame.

Uttua rintelligcnce, (|ui eM ideiilique à l'ink^lli^ble, chaque Idef iiarliculiorf. prise parmi les jierfeL'Iious du Bien, contient, comme l'Idée suprême : — une mulUplicilé qui est la matière, — une unile qui est la forme, — cl un ra|i|»(irl qui csl conslilulif de l'Idée m^'me.

Les n(tmljres eux-mèuius dmljeaneot : — l'unité, — l'iiilim, — el leur rapport.

Idi dialectique fuil de plusieurs un ])ar l'indurtion. — d'un plusieurs par la divisiuu, — et exprime le rapjtorl par ta délinition.

L'inleiliyencti loul entière esl : — une en el!e-inôine.

— multiple par la mulliplieité des Idées; — le reluur de lu mulliplicité à l'unité <*onstîtue la pensée.

L'âme divine, itroduolrice du mouvemenl, est, d'après ]e Pariiuhude : ~~ une, — multiple, — une ot multiple.

L'âme intelligente du monde reproduit : — l'unité, par l'essence du même ou la rakon; — la inulliplieilé, par la sensation; — le rapport de Fuir au mullijiltî, psir Yesnenca uilermiid'mire ou le raiiïunnement discursif. (V. le Tlmée.)

Ces Iruifi fatuités oui pour objet : — les Idées, — les phénomènes, — el les genres inlermédiaires ou malhéinaliques, c'est-à-dire les nombres abslrails.

La raison, dit Plalon dans la Iléfmhliijiw, esl à l'opjiétil comme l'hypate esl à la nèle; le Oujiôc esl la mèse; soti ruppuit à la raison est un rapport de quarte ; son rop* porl à l'aïqiélil est une quinte.

L'accord parfait comprend ; — l'hypalo, — la nèle,

— et la mèse, qui est l'intermédiaire.

Entre les dieux et les liommes sonl les génies tnlermèdiaires, comme Vamoiir,

L'âme humaine etimprcnd : — une âme divine, — une âmi; nwrtelie, ~ el une dme ou partie d'âme qui les relie.

Les facultés sont : — la raison, — i'appélit, — le lu{ji<!t ou courage, sorte de génie intermédiaire.

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