‹ La philosophie de PlatonChapitre 123 sur 260 · Timée, 31, «i. — J2D, tr. Cousin · texte numérisé non relu

Timée, 31, «i. — J2D, tr. Cousin

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L'iiiiîvoi'natiLé irn|ilique l'unilé. Gomme il n'y a qu'un geiil ))imi, il n'y n uiissi iju'un seul niunilc. Nous 1 Vivons vu, «"il ) avait Jeux iiitMléles inlolligiblcs, « il faillirait qu'il y liii eût encuru un Lmi^àiùiuû où les premiers Tuâsent renfermés comme des parties, et alors le mitnde serais , rimiige flou pas de ees deux-là, mais de celui qui les renfei'itie ' ».

I)ieu <<st simple et luujours semliluhle à lui-mèmp. Le momie usi comptiiié, iiiuis il imite pur la simplii?ilé cl l'iilcnlilé de ses furmes la beauté de sou modèle. Il a reçu de Dieu la forme sphérique, qui renferme eu elle-niênne toutes les autres el qui, ayant partout les extrémités également Uistanti's du eeutre, est la l'orme la plus parfaite et la plus sembla liie à elle-mêuie '.

Dieu est immualile, et le monde ne pouvait l'être. Mais dons le mouvement même du ciel on retrouve l'immutabilité. Tournant s^us cesse autour du même eeutre, il enlraiiie dans sa révolution tous les mondes qu'il contient; chacune des sphères célestes reproduit ee mouvement uniforme comme le mouvement de l'intelligence : c'est une ]iensée visible '.

Dieu est indépendant, tibsolu, el se suftil à lui-même; le monde dépend de Dieu, mais de Dieu seul : « unique, solitaire, se suffisant par sa propre vertu, n'ayant besoin de rien autre que soi, se connaissant et s'aimant luimême * ». Ce dieu eugeudré, mais infini dans son avenir connue dans son passé, est l'image parfaite et bienfieu-' reuse du Dieu très grand el très bon qui repose dans son éternité '.

Pour que le monde eût cette indépendance qui fuit de lui comme un second dieu, îl fallait qu'il reçût de SOQ

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