‹ La philosophie de PlatonChapitre 122 sur 260 · COSMOLOGIE PLATONICIENNE · texte numérisé non relu

COSMOLOGIE PLATONICIENNE

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premenl ]a malière, el l'idéu de l'espace. Le momie est éleiiielleineiil possible, cl l'espace peut éternellement le recevoir. Les deux idées sont si voisines qu'il n'est pas étonnant que Platon, dans le Timre. ne les ait point dislinguées '. On peut donc dire que, pour lui, l'espace esl ou la matière même (c'est l'opinion écrite) ou quelque clioiie d'inséparable de la matière, qui esl l'Idée du nonêlre {c'est la doclrine orale). La seconde hypfilhcse est la plus admissible el s'accorde mieux avec l'easemble de la théorie des Idées.

m. — Le konde, image bes idées.

L'hypothèse symbolique du chaos exprime ce que serait le mouvement si l'âme mo.lrice agissait indépendammenl de l'inlelligence. C'est une confusion idéale qui écJiappe à toute détermination positive, el dans laquelle il n'y a même pas de place pour la notion du temps ; aussi seraitil inexact de dire que le chaos ait jamais existé. En réalité, l'action de l'âme motrice, fatale el nécessoii'e en ellemême, ne produirait jamais rien de déterminé sans le concours de la pensée, qui dirige le mouvement sans en changer d'ailleurs la nature. Mouvement et pensée, nécessité et intelligence, telles sont donc les deux causes du monde, au-dessus desquelles s'élève le principe suprême : le Bien. Dieu, qui esl le Bien réel, produit au sein du possible, qui est la matière, une image de lui-même, €a la soumeltant aux lois ordonnatrices de l'intelligence.

L'image offre tes mêmes c-araclères que le modèle. De m(^me que le Bien universel comprend en lui-même touies les essences intelligibles, de même le monde cgafretid lous les êtres visibles, « comme étant de la même wture que lui* »,

1 . Rapiielous que Descartes a confondu l'e?pace avec Iti ma- Uëre réelle, ce qui est pluB étrange encore que de le confondre avec ta matière indtHerminée.

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