Tint., loc. cit
3. Dans la République, Platon soutient aussi que, si le mal atteint les bons, c'est pour leur bien : « Tous les maux aboutiront pour eu.<c t un bien, soit pendant leur vie, soit même après leur mort : Et; à-jiMi ti TeXeuti^ffei ïûvti 51 xa\ inaBavivTi. » X, 613, a.) Le mal qui arrive aux méchants a aussi pour but, leur bien. [Hép., Il, 380, a. Gorg., 479, c, sqq.)
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ne coDDuîl que le parliuuHcr ei le rcluLif. •■ Celui qui prend suin de toiiles choses les a disposées pour lu coqservaliuu e\ le hien de l'ensemble ; chaque partie û'éprouve ou ne fail que ce qu'il lui convient de l'aire au d'éprouver; il a eomuiis des iHres pour veiller sans cesse sur chaque individu jusqu'à la luoiudrc de ses actions, et porter la [lorfection jusque dans les derniers détails. Toi-même, cliêtif mortel, tout petit que lu es, tu entres pour quelque cliosc dans l'ordre {{éuèrûl, et tu l'y rapportes sans cesse. Mais lu ne vois pas que toute géuération se fait en vue du Tout, y lin qu'il vive d'une vie heureuse; que l'univers n'existe pas pour loi, mais ([ue tu emles toi-même pour l'univers '. Tout mêdeciu, tout artiste habile, dirige ses opérations vers un tout et tend à la plus grande perfection du tout; il tait la partie à cause du toul, el non le touL à cause de la partie; et si tu murmures, c'est faute de savoir commimt ton bien propre se rapjiorle à la fois et à toi-même et au tout, selon les lois de l'eristenee universelle ',
« Gomme la même âme esl toujours assignée tan lot à un corps, tanin l à uu autre, et qu'elle éprouve toutes sortes de changements, ou par elle-mûme ou par une autre âme, il ae reste plus au joueur de dés qu'à mettre ce »pii esl devenu meilleur dans une meilleure place, el dans une pire ce qui est empiré, traitant chacun selon ses œuvres, afin que tous éprouvent le sort qu'ils méritent.
ï Le roi du monde ayant remarqué que toutes nos opérations viennent de l'âme, et qu'elles sont mélangées de vertu et de vice; que i'àiue et le corps, quoiqu'ils ne soient point éternels comme les vrais dieux, ne doivent
i. Un râcannait l'ositrit d'unité qui, itinnij la [>u]itîi|ut:, a produit l'ui)sijtpliiiu de l'indiviilti dans t'ÉlaL
2, ttËiuai'qaer le mouvemuul dialuctiguc gui abuiUil, ici encore, ù Ja uojiiprélitinsiuii iiUTnic du bina : lu liteu |>()ui' un Être doit aussi être bon pour les autres i^trcs; et au-jesïus de cea deux termes s'ÉlÈve l'Idée (liiote du Bien en soi.
LE MAL ET l'optimisme
néanmoins jamais périr (car, si le corps ou l'âme venait à périr, toute génération d'êtres animés cesserait), et qu'il est dans la nature du bien, en tant qu'il vient de l'âme, d'être toujours utile, tandis que le mal est toujours funeste; le roi du monde, dis-je, ayant vu tout cela, a imaginé dans la distribution de chaque partie le système qu'il a jugé le plus facile et le meilleur, a&n que le bien ml le dessus et le mal le dessous dans l'univers. C'est par rapport à celle vue du tout qu'il a fait la combinaison générale des places et des lieux que chaque être doit prendre et occuper d'après ses qualités distinctives. Mais il a laissé à la disposition de nos volontés les causes d'où dépendent les qualités de chacun de nous, car chaque homme est ordinairement tel qu'il lui plaît d'èlre, suivant les inclinations auxquelles il s'abandonne et le caractère de son âme. Ainsi tous les êtres animés sont sujets à divers changements, dont le principe est au dedans d'euxmêmes ; et en conséquence de ces changements, chacun se trouve dans l'ordre et la place marquée par le destin... Mon cher fils, qui le crois négligé des dieux, si l'on se pervertit, on est transporté au séjour des âmes criminelles ; si l'on change de bien en mieux, on va se joindre aux âmes saintes : en un mot, dans la vie et dans toutes les morts qu'on éprouve successivement, les semblables font à leurs semblables et en reçoivent tout ce qu'ils doivent naturellement en attendre '. » Le bien produit le bien, le mal produit le mal, jusqu'à ce que, par l'expiation, le mal revienne au bien, t Ni toi, ni qui que ce soit, ne pourrez l'emporter sur les dieux, en vous soustrayant à cet ordre qu'ils ont étabh pour être observé plus inviolablement qu'aucun autre, et qu'il faut infiniment respecter. Tu ne lui échapperas jamais, quand tu serais assez petit pour pénétrer dans les profondeurs de la terre, ni quand tu serais assez grand pour l'élever jusqu'au ciel;