Sextus, Mv. Math., VU
Aristiilc raconle uiir- si^ntencc rrAnaviigctre h qut^lqupsun* de. ses niiiis ; • L<» ("trcs sunl [hiui* vous tclti ijue vous les cuncovci! '. > « Si tdul csl «JufoiKlu, dit encore Arislole, rien n'osl vriii'... Ami.tagoir jirùtimd qu'ùiilre les cunlraires il y a Iniijours un intcrniwliaire ; il faut donc (jue tnul soil fnux. Car, si les conlraires sonl niAlés, ce niélanfie ii'esl ni bten ni non-bien, et on n'en peut rien iiriinw'r do vrai *. » Oui, sans doulp, nurail répondu Auaxutît'i'e ; mais il s'agit là du momie scnsibli', (|ua[id on fail abslraclion comidêle de l'iulelligence. Dans le monde, en laid qne sensible, tout est mêlé, tout enveloppe l'inlini, tout est dans tout; ce qui produit pour nous l'indétermination et robsciirité. Les données purement sensibles ont un earaclère tout lelatif; la raison mÈme, en tant qu'individuelle, est relative aussi : de là l'incerlilude de seus et de l'opinion. Seule, • Ylntelli' gencc a la connaissanee du monde entier : rien ne lui échappe..., ce qui est, ce qui a été, ce qui sera ' •. Cepenilanl l'homme participe, dans une faible mesure, à la raison universelle, et c'est là ce qui fait tout le ]irit de l'existence. Qutdqu'un demandait un jour à Anaxagore : Pourquoi vaut-il mieux jaiur l'bonmie d'êlir que de n'être pas? — Il répondit ; t Parce qu'il a le pouvoir de Cflulempler le eiel et l'harmonie de l'univers ". >
En résumé, les points communs entre la doctrine d'Anaxagore et celle de Platon sont :
1° La matière conçue comme une confusion indéfinie et indéterminée par elle-même (que cette contusion soi! réelle ou idéale) ;