‹ La philosophie de PlatonChapitre 233 sur 260 · Mêl.. XII. X. M · texte numérisé non relu

Mêl.. XII. X. M

LB8 StJOCESSBDHS DE PLATON

(l'autre finrl Iti matière n'est pas le mal en soi, comme le (Il -ait Pialon : il réinigiie do considérer le mal en soi comme un jirïncipe ou un élément des choses '. Il l^iut (lirt; seuieotunt que le mal apparaît avec la raalière et uveiî la iiluratilé expUcile, comme le bien nvec l'iMiité explicite, et que le mal est de plus sumioiilè par le Ijieii.

De lout ce qui ]>rccède il est facile de conclure que Speusippe ne devait pas accorder le rang de premier principe à l'inlelligence. C'est ce que laisse entendre Arislote, qui oppose Speusippe à Anaxagore ', el ce que Stobée confirme en ces termes : « D'après Speusippe, l'intelligence n'est identique ni à l'unilé ni au bien; mais elle a une nature propre '. n Platon avait dit que le premier principe est supérieur à l'intelligence en même temps qu'à l'essence; Speusippe interprète cette doctrine, en aboutissant h l'unité indéterminée *.

Dieu ne possède donc la pensée , comme le bien, qu'en puissance. C'est contre celte doctrine qu'Arislole dirige toute sa lliéorie de la pensée identique à l'acte pur. Il fait voir qu'en Dieu la puissance de connaitre ne précède pas l'acte de la connaissance, mais qu'au contraire la pensée parfaite précède les biens relatifs. Au platonisme de S[>eusippe, Arislote oppose le platonisme véritable '.

De mûme, quand Arislote identifie la volupté pure

Page 1