‹ La philosophie de PlatonChapitre 235 sur 260 · NI · texte numérisé non relu

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Bvec l'acle pur ', il semble réfuter Speusippe, qui rsgarfliiil Ib hicn coraine un milieu entre la volupté el la ilou- Itiii', (•(introire à l'une el à l'autre, dein^uie que l'égal est contraire au plus grand ei au plus petit ',

Quoique le Dieu de Speusippe ne possède m le bien, ni la pensée, ni la félicite, sinon en puisisunce, Speui^ippte semble cependant lui avoir accordé une sorte deuie. Cicéron nous apprend tju'il cnncevait le monde comme gouverné par une fore* vivante (vis animalis) '. Speusippe, en effet, devait placer la vie dans le développement de l'être, dans le jjassage de la puissance à racle. Arislote sentible faire encore allusion à cette doclrine lorsqu'il attribue à Dieu la vie comme identique à l'acte môme. • La vie est en Dieu {xal Cw^-j 5* yt ûitap/it)' ■- ■''■''''* "oi« disons que Dieu est un amimal éternel pai/aiV (i^â(*ïv 3J tÔv Qiôv sTvai Çûsv itSi&v aptsTov, • Speusippe, au contraire, appelait Dieu un animal éternel imparfait, qui se [lerfeclionne sans cesse el dont le développement fait la vie. C'est un retour au panthéisme des Ioniens et des Pythagoriciens.

n. On voit combien Speusippe s'écarte de Plalon en ce qui concerne la nature de Dieu. 11 ne s'en écarte pas moins en ce qui concerne la nature de la matière. Pour Platon, la matière est la dyade indérmie du grand el du petit; comme le remarque Aristole, Plalon avait partagé l'infini des Pythagoriciens (sorte d'unité) en deux éléments contraires : le grand et le petil *. De là un caractère de relativité essentielle attribué à la matière : car, d'un côté, le grand est relatif au pelil et le petil au grand ; d'un autre

l.xn, VI, 249,

ïvuEV, o-û iru(i,ëaw£i j) Waïf woheï tiî [leîïov tû ïkk-c-triv xot't tù fïTu) ÉvâvTigv, où YÂp âv fam Stéep KOtxdv ti eIvo» t^iv fiiovriv. Bill. Nie, VII, 14.

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