‹ La philosophie de PlatonChapitre 236 sur 260 · LES SUCCESSKDRS DE PLATON · texte numérisé non relu

LES SUCCESSKDRS DE PLATON

côlè, le granrl et le pelil, considérés ensRmble, aonl relatifs à Véff alité ou à Vunité; la matière est donc ion'.e de relation et n'est rien en soi. Speusippe revient au pylhagoi'isme en ce qui concerne ta matière comme en ce qui concerne l'unilê : la matière semble perdre à ses yeux son caractère essentiel lement relatif et redevenir un élément véritable '.

ni. La doctrine de Speosippe sur les Idées est la conséquence logique de ses opinions sur l'unilê et la multitude. Aux yeux de Platon, l'unité était le bien; les Idées étaient donc des formes du bien, des perfections ; elles exprimaient la qualité et l'essence, et non pas seulement la quantité. Il n'en peut être ainsi dans la théorie de Speusippe. Si l'un n'est pas le bien, les formes de l'un ne peuvent être que des combinaisons de l'unité et de la pluralité, c'est-à-dire des nombres mathématiques : la notion de quantité succède à celle de quaUlé. Platon admettait trois espèces de nombres : le nombre idéal, forme de perfection; le nombre mathématique ou abstrait, et le nombre sensible ou concret. Speusippe rejette entièrement le nombre idéal : l'Un, conçu simplement comme un et non comme bien, ne peut engendrer par son rapport au multiple que des quantités mathématiques '.

Que deviennent donc les Idées de Platon? — Speusippe les rejette complètement et ne garde que les nombres '.

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